VIDÉO – Le droit de vote des étrangers ne figurera pas dans le programme d’Emmanuel Macron (mais pourrait revenir dans le débat)

Publié à 14h01, le 16 février 2017 , Modifié à 16h03, le 16 février 2017

VIDÉO – Le droit de vote des étrangers ne figurera pas dans le programme d’Emmanuel Macron (mais pourrait revenir dans le débat)
Richard Ferrand lors de .pol, la webémission du Lab. © DR
Image Amandine Réaux


Il ne faut pas dire qu’Emmanuel Macron n’a pas de programme, au risque d’être taxé de "paresseux" par l’intéressé. Le candidat à la présidentielle présentera, début mars, ses propositions détaillées. En attendant, on peut toujours en reconstituer une partie grâce à des prises de position distillées dans ses meetings ou ses différentes prises de parole.

On sait, a contrario, quelle mesure ne figurera pas dans le programme d’Emmanuel Macron : le droit de vote des étrangers. Richard Ferrand en fait l’annonce dans .pol, la webémission du Lab, en partenariat avec Linternaute.com, Le JDD et Le HuffPost, jeudi 16 février. Le secrétaire général d’En Marche ! est interrogé sur un tweet rédigé en 2012 et qui mettait en cause des propos de Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, sur le droit de vote des étrangers.

Le député PS du Finistère explique que ce n’est pas au Président de s’emparer de ce sujet-là, mais aux parlementaires d’être à l’initiative du débat. Il déclare :

J’assume parfaitement ce tweet. J’ai quand même trouvé curieux qu’un ministre de l’Intérieur dise que ce n’est pas une revendication forte. Certes, mais c’est quand même François Hollande qui l’avait inscrit dans ses 60 engagements. [...]

Est-ce qu’aujourd’hui, il faut repartir sur ce sujet ? Je ne le crois pas. Du moins, ce que je crois, c’est que ça fait partie des sujets qui devraient être d’initiative parlementaire. [...]

Le président de la République doit se concentrer sur quelques grandes priorités qu’il doit afficher au moment du débat présidentiel et qu’ensuite, beaucoup plus d’initiative doit être laissée au Parlement. [La question du droit de vote des étrangers] est typiquement quelque chose qui doit permettre aux parlementaires de faire un vrai travail d’investigation, de réflexion, d’audition. Je suis certain qu’à la fin, les réponses à ces questions sont typiquement transpartisanes. [...] Il faut pas demander au Président d’avoir un avis sur tout, y compris sur les poules pondeuses.

À revoir ci-dessous en vidéo :




Pour l’instant, Emmanuel Macron n’a donc pas d’"avis" sur le droit de vote des étrangers, pas plus que sur les "poules pondeuses". Richard Ferrand déplace la question en proposant que le gouvernement impose moins de textes au parlementaires, qui prendraient alors davantage d’initiatives.

Surtout, l’élu PS propose de nouvelles commissions sur un sujet déjà en débat depuis 1981. Cette mesure entraînerait une réforme constitutionnelle, qui nécessite donc une majorité aux trois cinquièmes. François Mitterrand et Lionel Jospin y avaient tous deux renoncé parce que le Sénat était à droite. Benoît Hamon (PS), lui, a inscrit cette proposition dans son programme présidentiel.









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