VIDÉO - Le ministre des Finances Michel Sapin aimerait que les journalistes transmettent les fichiers des Panama papers

Publié à 07h21, le 06 avril 2016 , Modifié à 07h21, le 06 avril 2016

VIDÉO - Le ministre des Finances Michel Sapin aimerait que les journalistes transmettent les fichiers des Panama papers

COOPÉRATION – "C’est un très beau travail qui a été fait. Un beau travail de coopération internationale." Depuis les révélations des Panama papers, qui ébranlent un pan du système offshore international, Michel Sapin ne cesse de louer le travail effectué par Le Monde, France 2 et 108 rédactions réparties dans 76 pays.

Car le ministre des Finances et des Comptes publics sait, comme l’a exprimé François Hollande, que de telles informations peuvent l’aider à récupérer quelques rentrées fiscales supplémentaires. Pas négligeable en période de crise économique. Alors, quand il est interrogé par Elise Lucet à la fin d’une émission spéciale de Cash Investigation sur les Panama papers, mardi 5 avril sur France 2, Michel Sapin fait comprendre qu’il aimerait bien que les médias collaborent avec l’administration fiscale. Plus précisément, le ministre de Bercy fait passer le message qu'il attend un "geste de bienveillance" de la part de ceux qui ont eu accès aux 11,5 millions de fichiers. Il dit :

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Le fichier est manifestement entre les mains des journalistes. Il n’est pas interdit à des journalistes, une fois exploités ce qu’ils peuvent en exploiter, de le donner à la justice ou à l’administration fiscale. Mais, sans attendre ce geste de bienveillance qui pourrait être utile à l’établissement de la vérité

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Un passage isolé par le Lab :


Le 4 avril, dans la foulée des premières révélations issues des archives du cabinet panaméen Mossack Fonseca, Michel Sapin et son secrétaire d’Etat au budget, Christian Eckert, s’étaient aussitôt fendus d’un communiqué saluant le travail des journalistes. Et demandaient déjà implicitement une transmission des informations. "La France va solliciter la transmission du fichier Panama papers, comme elle a elle-même eu l’occasion de transmettre la liste HSBC au cours des dernières années", écrivent les ministres. Et d’ajouter :

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Une fois que ces informations seront détenues et vérifiées, nous disposons d’outils juridiques permettant de redresser les impôts éludés et d’appliquer les pénalités, et notamment pour la détention de comptes non déclarés à l’étranger ou de sociétés écran permettant d’échapper à l’impôt qui serait normalement dû à la France.

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Le 5 avril, Axelle Lemaire et Michel Sapin en avait également profité pour vanter les mesures du gouvernement, appuyées également par François Hollande, sur la protection des lanceurs d’alerte. Ce mercredi 6 avril, le cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca, au cœur du scandale des "Panama papers" a d’ailleurs affirmé avoir été victime d'un piratage informatique opéré depuis des serveurs étrangers et avoir porté plainte à ce sujet.

Du rab sur le Lab

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