VIDÉO - L'énorme lapsus du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb qui parle de "la sortie de l'état de droit"

Publié à 10h49, le 13 septembre 2017 , Modifié à 10h54, le 13 septembre 2017

VIDÉO - L'énorme lapsus du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb qui parle de "la sortie de l'état de droit"
Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur. © Montage le Lab
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Loïc Le Clerc pour

Pendant que le groupe LR propose au gouvernement "de maintenir et de renforcer un vrai état d’urgence  jusqu’à ce que la France gagne la guerre contre le terrorisme islamiste", Gérard Collomb prépare l'après. L'état d'urgence a été prolongé, le 12 juillet dernier, jusqu'au 1er novembre prochain. La dernière prorogation, a priori, avant la nouvelle loi antiterroriste qui fera entrer certaines mesures d'exception de l'état d'urgence dans le droit commun.

Et c'est bien ce qui est souvent reproché à l'exécutif : instaurer un "état d'urgence permanent" et ainsi mettre un coup aux libertés au profit de la sécurité. En d'autres termes : ligoter l'état de droit.

Il semblerait que ces accusations travaillent le ministre de l'Intérieur. Mardi 12 septembre devant la commission des lois de l’Assemblée nationale, Gérard Collomb expose sa vision de la sécurité et de la lutte antiterroriste. Quand soudain, ce lapsus sort de sa bouche :



Sur la sortie de l'état de droit. Vous savez que le Conseil… De l'état d'urgence pardon. Vous savez que le Conseil d'État [rires dans la salle, Gérard Collomb réalise ce qu'il vient de dire, il sourit, NDLR] le Conseil d'État dit que c'est un régime qui justement dans un état de droit ne peut être organisé que de manière temporaire et que ses renouvellements ne sauraient se succéder indéfiniment.

Un passage à voir ci-dessous :



Depuis l'instauration de l'état d'urgence, juste après les attentats du 13-Novembre, les opposants à François Hollande puis à Emmanuel Macron, dont le PS, dénoncent les dérives sécuritaires mettant à mal l'état de droit (sauf la droite qui aimerait bien aller plus loin). Ces derniers jours, les députés LR Guillaume Larrivé et Eric Ciotti se sont ainsi exprimé en faveur du maintien et du renforcement de l'état d'urgence.

Quant aux lapsus, les membres du gouvernement en sont friands. Le Premier ministre Edouard Philippe s'était pris pour le président de la République lors de la première séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale mercredi 5 juillet. Plus récemment, mardi dernier, le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a défendu la politique gouvernementale et voulu expliquer qu’Emmanuel Macron fait cela pour ne pas augmenter les impôts. Sauf qu’il finit par dire l’inverse :

Dès le 1er janvier, les Français verront, et les travailleurs en particulier, une augmentation de leur feuille d’impôts.

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