VIDÉO - Les élu•e•s FN d'Occitanie vent debout contre l'écriture inclusive : "Et vous ne parlez même pas de l'islamisme"

Publié à 10h36, le 06 novembre 2017 , Modifié à 10h42, le 06 novembre 2017

VIDÉO - Les élu•e•s FN d'Occitanie vent debout contre l'écriture inclusive : "Et vous ne parlez même pas de l'islamisme"
© Capture d'écran YouTube
Image Sylvain Chazot


L'écriture inclusive en débat. Du côté du FN, la discussion est tranchée. C'est : non. Illustration vendredi 3 novembre en plein conseil régional d'Occitanie, comme le rapporte ce lundi le site Lengadoc-info.

Les élu•e•s frontistes, par la voix de Gilles Ardinat, ont dénoncé l'utilisation de cette méthode destinée à redonner de la visibilité au féminin au niveau grammatical. Vendredi, donc, le FN s'est opposé à l'utilisation de l'écriture inclusive dans un rapport de la région consacré… à l'égalité entre les femmes et les hommes. ¯\_(ツ)_/¯

Attention les yeux : en trois minutes, Gilles Ardinat a multiplié les saillies contre l'écriture inclusive, qualifiée de "mascarade", de "dérive", "une escroquerie politique qui ne conduit aucunement à améliorer le sort des femmes"... Rien de moins.

S'adressant à la présidente de région Carole Delga, il a ajouté :

Comme l'a dit mon amie Sophie Blanc, les femmes sont menacées par l'islamisme – qui d'ailleurs n'apparaît même pas dans ce rapport. Vous y mettez de l'écriture inclusive mais les mots 'islamisme' ou 'islamisation' n'y figurent même pas alors que vous êtes censée défendre les femmes.

Et l'élue de demander purement et simplement d'arrêter d'utiliser "quelque chose qui viole notre patrimoine linguistique national". Gilles Ardinat a précisé que, selon lui, les Français•e•s "ne veulent pas" de l'écriture inclusives.... mais l'élu FN n'a cité aucun chiffre permettant d'appuyer ses dires. Re ¯\_(ツ)_/¯

À voir ci-dessous en vidéo :




La position de Gilles Ardinat est en tout cas conforme à la ligne officielle du FN concernant "l'écriture inclusive". Fin octobre, le trésorier du parti Wallerand de Saint-Just a fustigé "un combat d’arrière-garde d’un certain militantisme féministe" qui n'est, selon lui, qu'une " diversion grossière destinée à focaliser le débat sur l’accessoire". "Le véritable combat féministe, c’est celui pour l’égalité salariale, contre la précarité professionnelle et sociale dont les femmes sont les premières victimes et que va aggraver la loi travail, c’est enfin le combat contre les dérives communautaires qui font reculer leurs libertés fondamentales. Le reste n’est qu’un écran de fumée et un leurre", avait-il ajouté. 

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