VIDÉO - Loi terrorisme : Collomb souligne que le gouvernement est "relativement modéré" par rapport à LR qui veut "mettre tout le monde en prison"

Publié à 10h02, le 27 septembre 2017 , Modifié à 10h02, le 27 septembre 2017

VIDÉO - Loi terrorisme : Collomb souligne que le gouvernement est "relativement modéré" par rapport à LR qui veut "mettre tout le monde en prison"
Gérard Collomb. © Capture d'écran Europe 1.
Image Sébastien Tronche


Avec une énième loi antiterroriste en discussion, le gouvernement entame la procédure qui permettra de sortir de l’état d’urgence, renouvelé sans cesse depuis 2015. Face à ce texte porté par le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, la droite accuse le gouvernement de désarmer la France tandis que la gauche dénonce un texte liberticide.

Interrogé sur ces critiques de droite, portées notamment par Eric Ciotti et Guillaume Larrivé qui veulent "maintenir et renforcer" l’état d’urgence jusqu’à "la victoire contre le terrorisme islamiste", Gérard Collomb insiste sur le fait que la loi voulue par Emmanuel Macron est quand même vachement plus "modérée" que ce que propose la droite. "L’état d’urgence, par définition, est temporaire", commence le ministre de l’Intérieur, ce mercredi 27 septembre, sur Europe 1. Avant de développer :

On voit bien que la menace a changé de nature. Ce n’est plus le même état de la menace. Nous pouvions sortir de l’état d’urgence mais en même temps, il fallait pouvoir garder un certain nombre de mesures qui permettaient de protéger les français et c’est ce que nous faisons par ce texte. (…) Eux (Éric Ciotti et Guillaume Larrivé, ndlr), ils sont pour mettre tout le monde en prison dès le premier moment. Donc évidemment, on est relativement modéré par rapport à ce qu’ils proposent. Dès que vous êtes suspect, vous êtes en centre de rétention sans mesure de temps. Vous pouvez rester indéfiniment en détention. Par rapport à ça, on est un peu plus équilibrés.

Un passage à voir en vidéo ci-dessous, isolé par Europe 1 :



En mode SAV de son texte antiterroriste, Gérard Collomb répond ensuite aux critiques de la gauche, d’une partie du PS à La France insoumise, qui accuse l’exécutif de proposer un texte liberticide au nom de la sécurité. "La menace reste élevée", souligne le premier flic de France. Il ajoute :

Lorsqu’on voit Londres, Barcelone, on s’aperçoit qu’il faut prendre des mesures pour se protéger. Ce n’est pas la transposition de l’état d’urgence. 

Dans le projet de loi examiné depuis lundi par l’Assemblée nationale, le gouvernement reprend les principales mesures du régime d’exception, avec néanmoins quelques modifications et quelques ajouts.

Mais Gérard Collomb prévient que "bien sûr" l’état d’urgence pourra être rétabli "si demain on se trouvait à nouveau dans une tuerie de masse".

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