VIDÉO - Nicolas Bay justifie la diffusion de fake news par des élus FN

Publié à 15h39, le 23 mars 2017 , Modifié à 15h45, le 23 mars 2017

VIDÉO - Nicolas Bay justifie la diffusion de fake news par des élus FN
Nicolas Bay © DR
Image Sylvain Chazot


La campagne présidentielle bat son plein. Du côté du Front national, certains ont décidé d’adopter l’une des tactiques du camp Trump lors de la dernière présidentielle américaine : diffuser sur internet de fausses informations.

Mi-mars, plusieurs cadres du FN, dont le vice-président Steeve Briois ou le directeur de campagne de Marine Le Pen David Rachline, ont ainsi relayé ou diffusé plusieurs fake news. Jeudi 16 mars, de nombreux ténors frontistes ont par exemple publié une fausse capture d’écran censée prouver les manipulations de C8 dans un reportage consacré au FN. Le lendemain, David Rachline diffusait sur son compte Twitter une fausse interview vidéo expliquant que FranceTélévisions et sa présidente Delphine Ernotte faisait la campagne d'Emmanuel Macron. Mardi 21 mars, Wallerand de Saint-Just relayait un faux sondage du Figarofavorable à Marine Le Pen

Invité ce jeudi 23 mars de .Pol, la webemission du Lab en partenariat avec le Huffington Post, le JDD et linternaute.com, Nicolas Bay défend ses camarades frontistes. Il commence en mettant en doute l’idée d’une tromperie généralisée. Puis il s’en prend... *roulements de tambour*... aux médias, dénonçant des "méthode de voyous et de paresseux" de la part de C8 et de France TV. Mais cela n’explique pas pourquoi des élus FN relaient des fake news. Alors Nicolas Bay minimise :



Qu'il y ait une information erronée qui soit une fois tweetée par erreur, il n'y a pas de volonté maligne. il n'y a rien de grave pour peu que ça soit corrigé aussitôt après. [...] On n’est pas du tout léger. Il peut y avoir, dans le flux d'informations, parfois, des erreurs. C'est évidemment involontaire.

À voir ci-dessous en vidéo :





On peut toutefois mettre en doute le fait que Steeve Briois et de nombreux autres frontistes aient retweeté "par erreur" une capture d’écran qu’il a accompagné d’un message assassin à destination de C8. Notons également que les "erreurs" n'ont pas été corrigée "aussitôt après". Le tweet de Steeve Briois est ainsi toujours en ligne : 





Quant à Wallerand de Saint-Just, il a mis plus de 24 heures à supprimer son message malgré les indications du Figaro

Concernant France TV en revanche, Nicolas Bay n’en démord pas. Le faux témoignage mis en ligne par David Rachline n’a pas moins de crédit à ses yeux que les déclarations d’un ancien proche de l’ex-gudard Frédéric Chatillon, accusant ce dernier et ses amis d’être des "nazis". "S'agissant de la vidéo qui met en cause Delphine Ernotte, je ne vois pas pourquoi elle aurait moins de crédit que le reportage de France 2 qui était diffusé la veille", juge-t-il.

Du rab sur le Lab

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