VIDÉO - Paradise Papers : pour Gérard Longuet (LR), "si ces milliards d’euros ne viennent pas dans les caisses de l’Etat, tant mieux, parce qu'il les gaspille"

Publié à 18h47, le 06 novembre 2017 , Modifié à 18h55, le 06 novembre 2017

VIDÉO - Paradise Papers : pour Gérard Longuet (LR), "si ces milliards d’euros ne viennent pas dans les caisses de l’Etat, tant mieux, parce qu'il les gaspille"
Gérard Longuet, sénateur LR. © PATRICK KOVARIK / AFP
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Loïc Le Clerc pour

C'est le nouveau scandale financier international et il a un petit nom : les "Paradise Papers". Cette enquête journalistique à l'échelle planétaire dévoile des réseaux d’optimisation fiscale et le business de la finance offshore. Au total, l'optimisation fiscale coûterait 350 milliards d'euros aux États en manque à gagner, dont 120 milliards à l'Union européenne.

Tout ceci est légal, il s'agit simplement d’optimisation fiscale, pas de fraude ou de blanchiment.

Interrogé à ce propos par Public Sénat, ce lundi 6 novembre, le sénateur LR Gérard Longuet n'est pas choqué le moins du monde. Il déclare :

Ça montre qu’il y a une réticence à l’impôt. Et quand l’impôt est confiscatoire —ce qui est le cas en France— les gens se battent pour garder leur pouvoir d’achat. Il y a des milliers de salariés dont c’est le métier. Ça s'appelle les experts fiscaux. Tout ça est très logique.

Il est coupé. "C'est logique, mais est-ce que c'est moral ?", interroge la journaliste. Réponse de Gérard Longuet :

Totalement moral. Quand on vous prend 80 à 90% de vos revenus, c’est normal de défendre les 10 ou 20 % qui restent. C’est une dialectique entre celui qui impose et celui qui paie. Comme le glaive et le bouclier, il y en a un qui frappe et un autre qui se protège. Si ces centaines de milliards d’euros ne viennent pas dans les caisses de l’Etat, tant mieux, parce que l’Etat le gaspille assez largement et dépense de l’argent inutilement. Que l'Etat se remette d'abord à vérifier ses dépenses avant de prendre dans l'argent des autres.

Un passage capté par Public Sénat à voir ci-dessous :



Cette nouvelle affaire à 350 milliards d'euros touche plus ou moins directement des hauts dirigeants de la planète, parmi lesquels les gestionnaires de fonds de la reine d'Angleterre ou des proches de Donald Trump et de Justin Trudeau.

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