VIDÉO - Pour critiquer "la clause Molière", Benoît Hamon s’en prend à "Tartuffe Wauquiez, Tartuffe Pécresse, Tartuffe Fillon"

Publié à 17h51, le 19 mars 2017 , Modifié à 23h54, le 19 mars 2017

VIDÉO - Pour critiquer "la clause Molière", Benoît Hamon s’en prend à "Tartuffe Wauquiez, Tartuffe Pécresse, Tartuffe Fillon"
© ERIC FEFERBERG / AFP
Image Victor Dhollande-Monnier


Scotché à la quatrième place dans les sondages, attaqué par Manuel Valls, Benoît Hamon a réussi son pari, ce dimanche 19 mars en remplissant la salle de Paris-Bercy. Il s'est aussi montré particulièrement offensif face à ses détracteurs et notamment la droite. Le vainqueur de la primaire de la Belle Alliance Populaire a défendu l’idée d’une France "ouverte, généreuse, solidaire, innovante" qui ne résume pas à celle "des Choristes et d'Amélie Poulain". Puis, il s’en est pris à la "clause Molière".

Plusieurs régions principalement de droite (Ile-de-France, Hauts-de-France, Normandie, Auvergne-Rhône-Alpes...), mais aussi des villes (Montfermeil, Chalon-sur-Saône) et des départements (Haut-Rhin, Charente), ont décidé d'imposer l'usage du français sur les chantiers dont ils sont maîtres d'œuvre. Une clause rebaptisée "clause Molière" pas vraiment du goût de Benoît Hamon :

Et d’un mot, mais quelle clause Tartuffe que cette clause Molière, inventée par la droite avant les élections pour empêcher que l’on parle une autre langue que la nôtre sur les chantiers. Mais comment aurait-on reconstruit la France sans les Polonais, sans les Portugais, sans les Italiens, sans les Espagnols, sans les Marocains, sans les Algériens, sans les Sénégalais ? Comment ? Tartuffe que vous êtes. Tartuffe Wauquiez,  Tartuffe Pécresse, Tartuffe François Fillon. Et tout ça pour plaire à qui ? À Marine Le Pen !

Retrouvez la séquence isolée en vidéo par franceinfo :





Mercredi 15 mars, le Premier ministre Bernard Cazeneuve avait déjà vertement critiqué cette mesure. "Derrière la 'clause Molière', c'est la clause Tartuffe dont il faut se méfier", a estimé le chef du gouvernement, convoquant le célèbre personnage hypocrite de Molière pour dénoncer une "mesure ouvertement discriminatoire". Ce dimanche 19 mars, la Commissaire européenne à l'emploi Marianne Thyssen a, elle aussi, qualifié de "discrimination" cette "clause Molière". 

Directement visée par cette attaque, Valérie Pécresse a réagi sur son compte Twitter. Dans une question ironique sur Tartuffe, elle assure, entre les lignes, que la droite "agit" là où la gauche "feint de se soucier de la sécurité des travailleurs et du chômage". 







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