VIDÉO - Quand le communiste Patrice Carvalho débarquait en bleu de travail à l’Assemblée

Publié à 12h53, le 16 mars 2016 , Modifié à 14h43, le 16 mars 2016

VIDÉO - Quand le communiste Patrice Carvalho débarquait en bleu de travail à l’Assemblée
Patrice Carvalho.

LE LAB 1.0 – Si les députés sont les représentants de la Nation , leur style vestimentaire n’est pas vraiment une fidèle représentation des mœurs et de la mode. L’usage de l’Assemblée, rappelé par le Bureau, précise même que la cravate est obligatoire dans l’Hémicycle. Mais certains ont essayé de s’extraire de ces conventions pour le moins rigides.

>> Le Lab 1.0 est une chronique réalisée en partenariat avec l’INA.

Ainsi Patrice Carvalho, député PCF, a-t-il tenté de débarquer dans l’hémicycle en bleu de travail, lors de sa première élection à la députation en 1997, comme Kad Merad dans la série Baron Noir qui assiste à des questions au gouvernement ainsi accoutré. Une image qui avait alors marqué et fait le tour des médias.

Cette arrivée au Palais Bourbon est à (re)voir ci-dessous grâce à l’INA :

Dans le livre Le vestiaire des politiques, écrit par Gaëtane Morin et Elizabeth Pineau (ed. Robert Laffont) à paraître le 22 mars, l’intéressé revient sur cette initiative. "Cette histoire avait commencé en 1997 par une interview de Patrice Carvalho au journal local Oise Hebdo évoquant l’éventualité de sa candidature aux élections législatives", écrivent d'abord les auteures. Qui poursuivent :

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A la fin de l’entretien, le journaliste lui rappelle qu’un député de l’Allier était entré en bleu de travail à l’Assemblée nationale au 19e siècle. Le maire de Thourotte, cité ouvrière de l’Oise, est-il prêt à en faire autant ? ‘Je lui réponds que je ne renie pas mes origines et l’entretien s’arrête là'.

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Mais la semaine suivante, le journal écrit que Patrice Carvalho, "s’il est élu député, entrera à l’Assemblée nationale en bleu de travail". "J’étais piégé en quelque sorte", confie aujourd’hui le parlementaire. Une fois élu, l’ancien ouvrier de Saint-Gobain se sent obligé de respecter ce vrai-faux engagement.

Bloqué d’abord par les huissiers de l’Assemblée, l’élu finit par réussir à rentrer. Il raconte dans Le vestiaire des politiques :

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Je suis élu du peuple et j’entends siéger dans cette tenue. Et hop, j’ai lancé mes cent kilos et ils n’ont rien empêché.

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L’ouvrage rapporte également l’anecdote de la rencontre entre ce néo-député en bleu de travail et l’ancien Premier ministre Edouard Balladur, alors que Patrice Carvalho se rend à son siège :

 

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Ce court échange laisse Patrice Carvalho circonspect. ‘Plus jamais il ne m’a adressé la parole. Je me suis toujours demandé s’il ne m’avait pas pris pour un ouvrier d’entretien de l’Assemblée !’

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Du rab sur le Lab

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