Yannick Jadot trouve "minable" la volonté de Macron de rouvrir les chasses présidentielles symbole selon lui de la collusion entre les lobbies et le pouvoir

Publié à 16h57, le 30 mars 2017 , Modifié à 17h15, le 30 mars 2017

Yannick Jadot trouve "minable" la volonté de Macron de rouvrir les chasses présidentielles symbole selon lui de la collusion entre les lobbies et le pouvoir
Image Aurélie Marcireau


Yannick Jadot est député européen et conseiller spécial de Benoît Hamon. Le vainqueur de la primaire écolo, qui a rallié Benoît Hamon, est l'invité de .Pol ce jeudi 30 mars. Interrogé sur les propos tenus par son candidat sur les "forces de l'argent" qui soutiendraient le candidat Macron, il surenchérit. Il dit :



Moi je suis député européen. Quand je vois Emmanuel Macron sur la question de toutes les règles prudentielles en matière bancaire (...) sa position c'est celle du lobby bancaire. C'est de supprimer toutes les règles prudentielles qui ont été mises en place depuis 2008 pour revenir à la situation d'avant. Donc il défend le lobby bancaire et financier. Quand je le vois sur le nucléaire et sur les énergies, excusez-moi, il défend le lobby du nucléaire, y compris la participation très forte de la banque Rothschild dans laquelle il a beaucoup travaillé, dans les projets Hinkley Point. Tous les syndicats, le directeur financier, tous les experts et les agences de notation étaient contre les projets Hinkley point.(...) Et je vois un ministre défendre des rentes.

Il soupçonne, comme Benoît Hamon avant lui, des conflits d’intérêts et s'alarme : 

 

Je m'interroge si dans ce dossier d'Hinkley point Emmanuel Macron a défendu son obsession ridicule, absurde du nucléaire ou s'il a défendu le fait que la banque Rothschild, très investie dans ce projet là, allait perdre de l'argent. Quand il signe les concessions avec les sociétés autoroutières, c'est un scandale absolu. (...) Et le patron de Sanef, l'une des principales sociétés autoroutières, n'est qu'Alain Minc, qui est soutien de sa campagne. (...) Il a gouverné, je vois les positions qu'il prend. Je vois un candidat qui, à chaque fois qu'il se retrouve devant un lobby puissant, son seul sujet c'est de leur plaire.

Le symbole de cette tendance à favoriser les lobbies, il le trouve dans l'annonce récente de l'ancien ministre de l'Economie de vouloir restaurer les chasses présidentielles (supprimées en 2010 par Nicolas Sarkozy). Il déclare :  

Devant la fédération des chasseurs, il dit quoi : 'Je veux restaurer les chasses présidentielles'. (...) Les chasses présidentielles, c'est à peu près ce que l'on fait de pire sous la Ve République. C'est vraiment la collusion des intérêts financiers, des intérêts économiques, des partis politiques, quelles que soient  leurs origines, et de la Françafrique et des dictateurs. Et lui veut réunir ces gens là, en tirant sur les animaux je trouve ça minable.

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