VIDÉOS - Manuel Valls et François Hollande, fans de Cyrille Eldin

Publié à 16h01, le 11 septembre 2015 , Modifié à 21h49, le 11 septembre 2015

VIDÉOS - Manuel Valls et François Hollande, fans de Cyrille Eldin
Manuel Valls et François Holande, en compagnie de Cyrille Eldin © Captures d'écran Canal +

TU SERAS BIENVENUE CHEZ NOUS - Cyrille Eldin n'est plus cet énergumène incontrôlable qui dérangeait. Toujours présent, toujours loufoque, le "rapporteur" de Canal + est de plus en plus attendu par les députés, ministres et autres responsables politiques. Ceux-ci lui réservent un accueil des plus chaleureux, à coups de claquage de bise et de complicité partagée. Apparaître à ses côtés est devenu une façon comme une autre de communiquer. Y compris pour Manuel Valls et François Hollande.

En cette semaine de rentrée du Grand Journal sur la chaîne cryptée, deux séquences permettent de s'en rendre compte. Dans la première, le Premier ministre venait faire le SAV de la conférence de presse du chef de l'État, lundi 7 septembre. Après la chronique d'Eldin à l'université d'été du Medef (où il s'amuse comme un petit fou en compagnie, notamment, de Laurent Fabius et Emmanuel Macron), Manuel Valls explique non seulement que sa présence n'est pas dérangeante, mais qu'elle est même ardemment recherchée :

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- Maïtena Biraben : C'est difficile de manier Cyrille, de le croiser, de faire avec sans l'éviter tout en étant drôle... C'est compliqué non ?



- Manuel Valls : Et quand il est pas, là on le cherche !



- Maïtena Biraben : C'est vrai ?



- Manuel Valls : Oui. Il fait partie désormais du paysage médiatique [...]. Il y a de l'affection, il n'y a jamais de méchanceté. C'est important. Il y a trop de méchanceté parfois dans notre société.

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Une quasi déclaration d'amour en direct qui ne dérange pas le moins du monde le principal intéressé.



La seconde séquence, diffusée jeudi 10 septembre, concerne donc François Hollande. Cyrille Eldin est au stade Bauer de Saint-Ouen, alors que François Hollande rend visite à son club de foot de coeur : le Red Star.

Il est d'abord cantonné derrière les barrières de sécurité, à l'écart de la troupe de journalistes qui couvrent le déplacement présidentiel. Il en profite pour tailler le bout de gras avec les ministres Patrick Kanner et Thierry Braillard, mais aussi Bruno Le Roux et Claude Bartolone. Tout ce petit monde est visiblement ravi de se retrouver.

Et puis, finalement, "comme toujours on finit par passer", s'amuse Cyrille Eldin qui a donc pu franchir les barrières pour se rapprocher du président. Le service com' de ce dernier est intervenu en sa faveur (voir en fin d'article). Il a ainsi droit à son petit moment privilégié, seul, avec François Hollande : et vas-y qu'on se fait des blagues potaches à base de coupe de cheveux, et vas-y qu'on est "proches" et qu'on se fait des petits compliments :

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- Cyrille Eldin : Vous avez regardé la première du 'Grand Journal' ? [...] Vous m'avez trouvé comment ?



- François Hollande [s'arrêtant de marcher] : Parfait. Discret, poli, et puis toujours bronzé comme vous l'êtes et ça m'a fait très plaisir. [...] D'ailleurs, toutes les critiques ont été sur vous.

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Il y a certes de l'ironie dans ce commentaire présidentiel, mais pas que. Et le chef de l'État pourra même caler un petit monologue sur les raisons pour lesquelles il "croit en la France". Avant de conclure : "Et puis vous revenez quand vous voulez, hein." Une proximité d'autant moins problématique que, comme le répète Cyrille Eldin depuis cette rentrée, il n'a "pas de carte de presse" et "n'est pas journaliste". 



Croiser Cyrille Eldin n'est pas "difficile" : c'est l'assurance d'un passage rafraîchissant en prime time sur Canal. C'est (presque) cadeau.

[Edit 16h30]

Contacté par Le Lab, le patron de la communication Élyséenne, Gaspard Gantzer, explique que "Cyrille Eldin a demandé" à poser une question au président de la République, ce qui a été accepté "par respect pour le travail journalistique". "Il est à la fois drôle, jamais révérencieux et jamais irrespectueux. On ne lui demande jamais rien mais à partir du moment où il fait une demande, rien ne l'en empêche", dit-il encore, avant d'exposer un petit mantra qui s'applique "aussi vis-à-vis du Petit Journal" :

 

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Ce que l'on ne peut pas empêcher, il faut l'embrasser.

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Sur le message que ce type de séquence permet de distiller, Gaspard Gantzer détaille : "Pour s'adresser à tout le monde, il faut varier les modes d'expression. Sinon, on parle toujours aux mêmes personnes".



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