Vincent Peillon reproche à Arnaud Montebourg et Benoît Hamon de n’avoir "jamais vraiment aimé travailler"

Publié à 07h02, le 13 janvier 2017 , Modifié à 07h02, le 13 janvier 2017

Vincent Peillon reproche à Arnaud Montebourg et Benoît Hamon de n’avoir "jamais vraiment aimé travailler"
Vincent Peillon. © AFP
Image Sébastien Tronche


BONNE AMBI - Le premier des trois débats d’avant premier tour de la primaire de la Belle Alliance Populaire a été lisse. Très lisse. Entre les défenseurs et les contempteurs du quinquennat de François Hollande, le ton n’est pas monté et les attaques personnelles entre impétrants se sont faites rare. "Finalement, cette primaire, c’est Règlement de compte à OK Corral. Tous les comptes du quinquennat se soldent", résumait avant le débat cathodique le député PS Christophe Caresche dans Le Monde.

En off, en privé ou en petit comité, ce n’est pas la même en revanche. Ainsi les anciens amis du Nouveau Parti Socialiste Vincent Peillon, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon ne sont plus aussi sympas les uns envers les autres quand il s’agit de commenter la politique avec leurs tripes. Et puisque la rupture, notamment entre Vincent Peillon et Arnaud Montebourg, est consommée, les langues se délient. Et médisent.

Ainsi Vincent Peillon a-t-il lâché, en décembre 2016 après avoir déclaré sa candidature et selon des propos rapportés par Le Monde, une violente saillie contre ces *feignasses*, selon lui, de Benoît Hamon et Arnaud Montebourg. Celui qui cumulait université, écriture de romans et Parlement européen après sa sortie du gouvernement en 2014 estimait :

Au NPS, j’étais le seul à bosser. C’est moi qui écrivais les programmes, les motions, les bouquins.

L’homme à tout faire du NPS ajoute alors, cinglant :

Arnaud et Benoît, leur problème, c’est qu’ils n’ont jamais vraiment aimé travailler.

Toujours dans les colonnes du quotidien du soir, un "hollandais" résume les batailles que se livrent les rivaux pour l’investiture socialiste depuis des années :

Ils ont passé leur vie à s’unir pour se détruire.

Le premier débat télévisé n’a pas été le théâtre d’un règlement de compte entre eux. Mais il leur reste deux débats pour sortir les couteaux. Ou s'unir à nouveau. 

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