Vladimir Poutine explique à Jean-Pierre Raffarin qu'il préfère Emmanuel Macron à François Hollande

Publié à 09h12, le 15 mai 2017 , Modifié à 09h28, le 15 mai 2017

Vladimir Poutine explique à Jean-Pierre Raffarin qu'il préfère Emmanuel Macron à François Hollande
Vladimir Poutine et Emmanuel Macron © Montage via AFP
Image Sylvain Chazot


Effet papillon : l'élection d'Emmanuel Macron à la présidentielle de la République française provoque un haussement de sourcil à Moscou. Car cela est un fait, le nouveau chef de l'État français n'était pas le candidat préféré de Vladimir Poutine ; le premier a fait de son opposition au second une marque de différence avec ses adversaires de campagne.

On l'imagine donc aisément, les relations entre le Président français et son homologue russe risquent d'être fraîches. Mais cela n'est pas une fatalité car Vladimir Poutine est pragmatique. C'est ce que l'on voit dans les mots du leader russes rapportés dimanche 14 mai par Jean-Pierre Raffarin et prononcés depuis Pékin, en marge du Belt and Roast Forum for International Cooperation.

Voici ce qu'a déclaré Vladimir Poutine, selon l'ancien Premier ministre :

Alors Macron ? De toute façon ce sera mieux... Mais moins bien qu'avec Chirac !

Ou comment le Président russe explique par la négative que les relations avec François Hollande n'étaient pas franchement bonnes. On peut en déduire qu'elles n'étaient pas meilleures avec Nicolas Sarkozy. Au Lab, Jean-Pierre Raffarin précise que Vladimir Poutine a prononcé ses mots dans le cadre d'une "discussion en tête à tête" avec lui.

Voilà de quoi rassurer quant à la teneur des futurs échanges franco-russes. Cela n'était pas gagné. Durant la campagne présidentielle, Vladimir Poutine avait d'abord salué la victoire de François Fillon à la primaire de la droite puis reçu officiellement Marine Le Pen. De l'autre côté, face aux Fillon, Le Pen et Mélenchon, Emmanuel Macron avait plusieurs fois raillé "la fascination délétère" pour Vladimir Poutine de ses adversaires à la présidence de la République.

Et on ne parle pas des soupçons de piratage opérés depuis la Russie contre la campagne présidentielle française...

Du rab sur le Lab

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