Vous en aviez marre du quinquennat, un député proche de Nicolas Sarkozy propose le mi-quinquennat

Publié à 16h03, le 04 octobre 2016 , Modifié à 16h08, le 04 octobre 2016

Vous en aviez marre du quinquennat, un député proche de Nicolas Sarkozy propose le mi-quinquennat
Le bureau de François Hollande, à l'Elysée. © AFP
Image Victor Dhollande-Monnier


Passée la période de l’état de grâce, les fameux 100 jours, les anciens présidents de la Ve République ont tous été très rapidement contestés. Jacques Kossowski, député Les Républicains de Courbevoie (Hauts-de-Seine), propose ainsi un référendum révocatoire à mi-mandat. Le Président élu devra s’engager à revenir devant les Français au bout de deux ans et demi.

Dans une tribune publiée lundi 3 octobre sur L’Opinion, ce député sarkozyste est parti d’un constat simple : le président élu n’a rien à craindre pendant 5 ans. Il dit :

Comment imaginer qu'un président élu en 2017, quel qu'il soit, demande aux Français de juger son action… en 2022 indépendamment de son niveau d'impopularité ? Comment supporter de nouveau l'image d'un président à l'abri des soubresauts de l'opinion, envoyant ses troupes se faire décimer aux élections locales et européennes ?

Mais comment mettre en pratique cette initiative ? Que faire, surtout, si le Président ne recueille pas la confiance du peuple ? Jacques Kossowski imagine déjà des élections anticipées. Il précise dans sa tribune : 

Que chaque candidat s’engage à revenir devant les Français deux ans et demi après son élection et, par la voie d’un référendum, sollicite leur confiance pour continuer ses réformes. Si le non l’emporte, qu’il promette de quitter définitivement sa fonction et qu’une nouvelle élection ait lieu dans les mois qui viennent comme le prévoit notre Constitution.

C’est surtout par peur de l’exaspération populaire que Jacques Kossowski imagine ce référendum révocatoire. "Si le politique ne fait pas sa révolution, alors le désespoir de la rue risque de prendre des formes qu'il n'est malheureusement pas difficile d'imaginer", pronostique-t-il déjà.

Cette idée devrait en tout cas faire un heureux : Jean-Luc Mélenchon. "Comment garantir le droit du peuple à exercer sa souveraineté, même entre deux élections ? Le référendum révocatoire en cours de mandat le permet", écrivait-il en septembre 2014. Mais le candidat du Front de gauche en 2012 veut que ce référendum soit d'initiative populaire

Cette initiative du référendum révocatoire va tout de même à l'encontre de la tendance actuelle. De nombreux politiques proposent en effet un retour au septennat, voire un passage au septennat unique comme le proposent notamment Alain Juppé, Arnaud Montebourg ou encore Marine Le Pen. 

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