Conséquence des révélations sur les écoutes de présidents français par la NSA : ces politiques qui veulent mettre TAFTA sur pause

Publié à 06h52, le 24 juin 2015 , Modifié à 07h08, le 24 juin 2015

Conséquence des révélations sur les écoutes de présidents français par la NSA : ces politiques qui veulent mettre TAFTA sur pause
© AFP

FranceLeaks - Les nouvelles révélations de Wikileaks, en collaboration avec Mediapart et Libération, démontrant que les trois derniers présidents français avaient été écoutés par le NSA, ont aussitôt eu des conséquences politiques. Pas encore dans les actes, mais déjà dans les paroles. Ainsi sont d'ores et déjà visés la loi décriée sur le renseignement ainsi que les négociations européennes sur un futur traité transatlantique.

Ainsi de nombreux politiques se sont empressés de demander aux dirigeants français de mettre sur pause les négociations autour du futur traité transatlantique, TAFTA. C’est notamment le cas de Jean-Luc Mélenchon qui, sur son blog, plaide pour un arrêt des négociations. Il écrit :

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Cet espionnage est une violence contre la souveraineté de la France. Il s’est même poursuivi après le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN sous Nicolas Sarkozy ! Les bisounours du pro-américanisme primaire sont les idiots du village. Dans de telles conditions, l’arrêt des négociations sur le grand marché transatlantique s’impose de toute urgence.

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Même son de cloche dans divers courants politiques, de la gauche à l’extrême droite. Ainsi Marion Maréchal – Le Pen elle aussi demande à la France de "renoncer aux négociations". Et va plus loin en réclamant le retour de l’ambassadeur de France aux Etats-Unis. Rien que ça.

Du côté du Parti socialiste, qui via un communiqué s’est dit "consterné", c’est le député Arnaud Leroy qui établit la même requête : celle d’une suspension des négociations autour de TAFTA.

En réaction à ces révélations, François Hollande a convoqué pour ce mercredi 24 juin à 9h un conseil de défense exceptionnel pour "évaluer la nature" des informations du lanceur d'alerte Wikileaks sur l'espionnage par les Etats-Unis des trois derniers présidents français. Parallèlement, Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre et président de la commission des affaires étrangères du Sénat, évoquera également ce thème en commission ce mercredi.

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