Xavier Bertrand affirme avoir servi "d’écran de fumée" à Emmanuel Macron

Publié à 20h26, le 11 mai 2017 , Modifié à 20h38, le 11 mai 2017

Xavier Bertrand affirme avoir servi "d’écran de fumée" à Emmanuel Macron
Xavier Bertrand. © AFP
Image Sébastien Tronche


FAUSSE PISTE - Son nom a été prononcé à plusieurs reprises par Emmanuel Macron lui-même et par ses proches. Une drague envers Xavier Bertrand pour permettre à En Marche de "recomposer la vie politique" avec des personnalités des deux bords, gauche et droite. Mais si Bruno Le Maire s’est dit prêt à travailler avec le nouveau chef de l’Etat dans une coalition, Xavier Bertrand ferme la porte, alors que son nom était murmuré parmi ceux des premier-ministrables.

Dans une interview au Figaro de ce vendredi 12 mai et diffusée en ligne ce jeudi, le président LR de la région Hauts-de-France explique faire campagne aux législatives pour permettre à l’alliance LR-UDI d’obtenir une majorité et imposer une cohabitation à Emmanuel Macron. Il voit dans les rumeurs autour de sa personne "un écran de fumée" volontairement entretenu par le camp Macron :

Mon nom a continué à être évoqué par les équipes de monsieur Macron pour entretenir le doute. Pendant ce temps, ça permettait de discuter avec d'autres. Vous avez devant vous quelqu'un qui a servi d'écran de fumée! Pour ma part, j'ai un engagement à la tête de ma région, je n'ai pas été élu pour seize mois. Et j'ai encore beaucoup de travail. Je ne suis pas à la recherche d'un poste.

Après des appels du pied réitérés par Christophe Castaner, pilier de la campagne d’Emmanuel Macron, Xavier Bertrand avait déjà fait une grosse mise au point. Qu’il poursuit dans les colonnes du Figaro, affirmant n’avoir "jamais eu de contact direct avec Emmanuel Macron" et déclinant l’idée d’un ralliement :

Je n'ai jamais eu de dialogue, d'entretien, de contact direct avec Emmanuel Macron. Le vendredi de l'entre-deux-tours, j'ai été contacté par son équipe à propos de mes déclarations: à savoir que j'avais l'intention de voter Macron mais que je restais un homme de droite. Elle voulait savoir si c'étaient bien mes convictions et si j'étais prêt à le rallier. J'ai répondu oui à la première question et non à la seconde. Car je reste un homme de droite et j'ai d'importantes différences de fond.

Les Français "rêvent d'un vrai gouvernement d'union nationale, d'intérêt général, pas de ralliements à l'ancienne comme en 1988 ou en 2007", a-t-il cependant ajouté, alors que plusieurs noms circulent à droite pour entrer au gouvernement la semaine prochaine.

Ce jeudi, dans la première liste des investitures présentée par La République en Marche, des ténors de la droite ont, pour l’instant, été épargnés et n’ont pas de candidat investi par le parti d’Emmanuel Macron dans leur circonscription. C’est notamment le cas de Julien Dive, le successeur de Xavier Bertrand à l’Assemblée nationale. Une situation qui pourrait évoluer à la suite de cette interview.

[BONUS TRACK] Alors que les juppéistes font partie des personnalités de droite épargnées par la première liste de candidats investis par "La République en Marche", un illustre juppéiste, Gilles Boyer, annonce, comme Xavier Bertrand, dire non à un ralliement à Emmanuel Macron :







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