12 phrases qui montrent qu’Emmanuel Macron ne sera pas du tout regretté au gouvernement

Publié à 17h05, le 30 août 2016 , Modifié à 18h07, le 30 août 2016

12 phrases qui montrent qu’Emmanuel Macron ne sera pas du tout regretté au gouvernement
© Montage Le Lab via AFP

Ça y est, c'est officiel : Emmanuel Macron quitte le gouvernement, après 735 jours passés au ministère de l’Économie et presque autant de polémiques. Pour ses prises de positions iconoclastes (sur l’ISF, les 35 heures ou encore la déchéance de nationalité), puis pour avoir créé son propre mouvement "En Marche !", le locataire de Bercy a agacé au sein de son camp : Manuel Valls, avec qui il se dispute le renouveau, mais aussi les ministres et secrétaires d’État avec qui il a partagé Bercy, et jusqu’à François Hollande, dont il a pourtant été le chouchou.

Le Lab a compilé onze phrases venues de l’exécutif ou de cadres socialistes qui montrent qu’Emmanuel Macron ne sera pas du tout regretté au gouvernement.

>> "Je ne me suis pas engagé en politique voilà plus de vingt ans pour m'extasier devant un rond-de-cuir devenu Brutus."

Luc Carvounas, sénateur-maire PS d’Alfortville et proche de Manuel Valls (juillet 2016)



>> "Je suis un peu surprise qu'on continue à produire, dans notre système médiatico-politique - parce qu'il est totalement dans notre système médiatico-politique -, des espèces de personnages qui, parce qu'ils auraient une certaine énergie,une volonté de tuer le père, la mère et les frères et soeurs, que finalement on crédite cela. [...] Moi j'ai pas entendu le début du commencement d'une idée."

(Bonus : "J’en ai rien à battre")

Anne Hidalgo, maire de Paris (juillet 2016)



>> "Vous êtes trop gentils avec Macron ! Il faut taper, taper, taper."

Manuel Valls, Premier ministre (juillet 2016)



>>"On ne peut pas dénoncer un prétendu 'système' en cédant aux sirènes du populisme quand, circonstance aggravante, on est soi-même le produit le plus méritant de l'élite de la République."

Manuel Valls, Premier ministre (juillet 2016)



>>"Il est objectivement exaspérant. Il se pose en Premier ministre alternatif. C’est pénible."

Marisol Touraine, ministre de la Santé (juillet 2016)



>>"Ce n’est plus l’incarnation d’une ligne, mais celle d’une ambition personnelle"

Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture (juillet 2016)



>>"Il fait donc tout à la fois ce surhomme. Ministre de tous les étages à Bercy ?"

Christian Eckert, secrétaire d’État au Budget (juillet 2016)



>>"Est-ce qu’il faut que [le meeting à la Mutualité] prenne le pas sur des fonctions officielles gouvernementales pour lesquelles on est payés ?"

Axelle Lemaire, secrétaire d’État au Numérique (juin 2016)



>>"Le taré du troisième étage"

Michel Sapin, ministre des Finances (mai 2016)

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>>"Il y a toujours un personnage mythique qui sort comme ça à un an de la présidentielle. Un personnage qui vient expliquer que la politique telle qu’elle est conduite n’est pas bonne. Avant 1981, c’était Coluche. Cela aurait pu être, aujourd’hui, Nicolas Hulot. Le lancement de la fusée Hulot a d’ailleurs été paralysé par le lancement de la fusée Macron. Mais ensuite, tout ça se dégonfle, parce que c’est hors-sol."

François Hollande, Président de la République (avril 2016)



>>"Il est de ceux qui veulent faire le bonheur de la France malgré elle. C’est ce que j’appelle le bolchévisme libéral."

Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du PS (novembre 2015)



>>"Macron ? Ras-le-bol ! Ras-le-bol ! Je supporte de moins en moins cette arrogance, et cette ignorance ! Qu’il s’occupe de son ministère. Il faut qu'il mette toute son énergie à accélérer la croissance et l'emploi."

Martine Aubry, maire de Lille (septembre 2015)



[BONUS TRACK] 

Un autre socialiste doit davantage jubiler : il s'agit de Gérard Filoche. Ce membre du Bureau national du PS avait lancé un site pour demander la démission d'Emmanuel Macron, un "handicap pour la gauche" selon lui. Sur Twitter, il exigeait presque quotidiennement sa démission, comme l'atteste cette recherche. Voilà qui est désormais fait.

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