5 choses que vous ignoriez sur les talents de cycliste de Nicolas Sarkozy (et que vous auriez préféré ne jamais savoir)

Publié à 11h47, le 16 juillet 2015 , Modifié à 12h10, le 16 juillet 2015

5 choses que vous ignoriez sur les talents de cycliste de Nicolas Sarkozy (et que vous auriez préféré ne jamais savoir)
© ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

Entre Nicolas Sarkozy et le vélo, c'est un peu comme entre Christian Estrosi et la moto : l'amour fou, total, inconditionnel et désintéressé. Ce jeudi 16 juillet, alors que le Tour de France termine son périple pyrénéen, Le Parisien Magazine publie une longue interview de l'ancien chef de l'État où il n'est (presque) question que de deux roues. Et on en apprend de belles sur la relation entre l'ex-président et la petite reine.

Le Lab y a repéré cinq infos qui, semble-t-il, avaient jusqu'ici échappé au commun des mortels.

 

  • 1. Il a un vélo à son nom

Son premier vélo était un Mercier, comme l'éternel second du cyclisme Raymond Poulidor, un beau vélo violet acheté à 14 ans. Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy ne roule plus sur la bécane d'un autre. Non. Il pédale sur un engin à son nom. Et ouais ! Dans Le Parisien Mag', il explique :

[Martine Aubry] m’avait offert un vélo moins technique que le Look sur lequel je pédale aujourd’hui. Fabriqué en France, il porte mon nom et je le fais réviser tous les ans. J’en ai deux autres, parce qu’il faut parfois en changer.

 

Et ça, c'est la classe.

 

  • 2. Il adooooore grimper

Le vélo, c'est l'effort. Et ça, Nicolas Sarkozy adore. "J’aime les valeurs véhiculées par les cyclistes : le travail, le courage, la proximité, l’effort, aller au bout de la souffrance", explique-t-il au Parisien Magazine. Et pour souffrir, rien ne vaut un bon petit col de montagne. Le chef de Les Républicains détaille :

Je m’ennuie sur le plat, il faut que ça grimpe. Je monte assis sur ma selle, en force, alors que je préfère les coureurs qui grimpent en danseuse, comme Contador.

 

En résumé, il faut que ça soit dur, sinon Nicolas Sarkozy s'ennuie.

 

  • 3. Il s'est bien viandé à Arcachon à cause d'une Hollandaise

Nicolas Sarkozy est tombé une seule fois à vélo. Mais il s'en rappelle encore. C'était autour du bassin d'Arcachon. Il raconte :

Je doublais une cycliste néerlandaise, elle a fait un écart, je n’ai pas été assez vigilant et je me suis retrouvé par terre. J’étais sonné.

 

Depuis, l'ancien président se veut extrêmement prudent.

 

  • 4. Une fois, il a eu peur d'une mobylette

À vélo, Nicolas Sarkozy est donc prudent. Une prudence alimentée par la peur. À ce sujet, il a un souvenir assez traumatisant d'un périple à deux roues dans Paris. Au Parisien Magazine, il dit :

Parce que j’ai peur de percuter une voiture. Une fois, je me suis fait doubler, j’ai senti le vent passer, c’était une mobylette…

 

Depuis, l'ex-président ne roule plus dans la capitale. Trop dangereux.

 

  • 5. Il aime beaucoup raconter comment il est fort

Quand il parle de ses performances à vélo, Nicolas Sarkozy ne fait pas semblant d'être modeste. Après tout, il ne s'enquille pas 60 bornes et trois cols tous les matins de ses vacances pour ne pas pouvoir se la raconter un peu. Beaucoup.

Cela commence avec l'évocation de ses fils, même pas capables, au moins pour deux d'entre eux, de suivre la roue de leur père. "Jean vient parfois avec moi. C’est le seul de mes enfants qui m’accompagne ; les autres trouvent qu’il est trop dur de me suivre !", raconte l'ex-président.

Cela se poursuit avec ses gardes du corps qui doivent l'accompagner sur les routes l'été. "Les policiers qui me rejoignent en août s’entraînent en juillet. Sinon, même sportifs, ils auraient du mal à grimper. Et je ne les attendrais pas, ce n’est pas dans mon tempérament !" poursuit Nicolas Sarkozy.

Et, comme il a un peu l'esprit de compétition, l'ancien chef de l'État aime beaucoup dire qu'il peut, parfois, rattraper des gens qui roulent a priori plus vite :

 

Si, si, j’ai conscience d’être ridicule (rires). Il y a même des gens qui me doublent en montagne. Je regarde toujours leurs jambes : quand je vois des jambes que je respecte, bien affûtées, je reste tranquille. Sinon, je vais les rattraper et même les dépasser !

C'est son petit côté Christopher Froome : 



 

[BONUS TRACK] Leave Lance alone

Déchu de ses sept victoires dans le Tour de France, interdit de participer à la moindre course, l'Américain Lance Armstrong peut au moins compter sur le soutien de Nicolas Sarkozy. Évoquant la maladie de l'ancien champion, l'ex-président se veut conciliant. "Je comprends qu’on lui ait retiré ses sept titres mais enfin, il a été tellement critiqué, tellement attaqué… A quoi ça sert de l’accabler encore ?", explique-t-il.  

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