Arnaud Montebourg surnomme le PDG d’Alstom, Patrick Kron, "le général Dumouriez"

Publié à 13h03, le 16 mai 2014 , Modifié à 13h03, le 16 mai 2014

Arnaud Montebourg surnomme le PDG d’Alstom, Patrick Kron, "le général Dumouriez"
Arnaud Montebourg. © Maxppp.

BÊTE NOIRE – Arnaud Montebourg est en première ligne sur le dossier Alstom. Une bataille pour éviter "le dépeçage" du groupe industriel dans lequel son ennemi s’appelle Patrick Kron, le PDG d’Alstom.

Un PDG à qui le ministre de l’Economie et du Redressement productif a donné un petit surnom, plutôt péjoratif, révélant l’estime d’Arnaud Montebourg pour le patron. Ainsi, Le Parisien de ce vendredi 16 mai écrit :

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Le voilà avec un atout dans sa négociation avec Patrick Kron, le PDG d’Alstom, sa bête noire qu’il surnomme "le général Dumouriez".

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Un surnom loin d’être affectueux dans la bouche du ministre, le général Dumouriez, bien que l’un des vainqueurs de la bataille de Valmy, devant par la suite s’exiler pour traiter avec l’ennemi, lui valant une réputation de traître à la patrie. Une notion surement bien présente dans l’esprit du ministre.

Car Arnaud Montebourg n’en est pas à son premier coup de canon contre le PDG d’Alstom, devenu persona non grata à Bercy et à l’Elysée. Le 29 avril, lors des questions au gouvernement, Arnaud Montebourg s’était ainsi étonné, à l’Assemblée nationale :

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Depuis le mois de février, j'interroge monsieur Patrick Kron. Il m'a toujours dit qu'il n'avait aucun projet d'alliance. Est-ce que le ministre de l'Economie doit aller installer un détecteur de mensonges dans son bureau pour les présidents du Cac 40 ?Qui n'ont pas le civisme élémentaire d'avertir leur gouvernement ?

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Jeudi 15 mai, l'Etat français s'est doté d'une nouvelle arme pour négocier dans le dossier Alstom, dont la branche énergie est convoitée par l'américain General Electric, avec un décret forçant tout acquéreur à obtenir son autorisation. Le ministre de l'Economie Arnaud Montebourg a critiqué ce projet de reprise - jugé inacceptable par François Hollande – et a souhaité qu'un plan alternatif soit proposé par le groupe allemand Siemens. Favorable à l'offre de General Electric, d'un montant de 12,35 milliards d'euros, Alstom s'est donné jusqu'à la fin du mois pour prendre sa décision.

Ce vendredi, le ministre de l'Economie s'est déclaré opposé au "dépeçage" du groupe Alstom, tout en se disant favorable à des alliances, sans écarter un accord avec General Electric (GE). "L'alliance peut se faire avec GE. Pour l'instant ce n'est pas le cas. Mais cela peut évoluer", a-t-il affirmé.

"La France n'est pas à vendre. Nous ne sommes pas des proies, surtout dans les domaines stratégiques", a insisté le ministre, qui juge "normal" que "la maintenance de nos centrales nucléaires" ne soit pas "dans la main d'une entreprise étrangère".

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