Contrairement à l'UMP, l'UDI veut bien gouverner en cohabitation

Publié à 19h19, le 01 septembre 2014 , Modifié à 21h18, le 01 septembre 2014

Contrairement à l'UMP, l'UDI veut bien gouverner en cohabitation
Yves Jégo © PHOTOPQR/VOIX DU NORD/MAXPPP

À l'UMP, c'est non. Si François Hollande dissout l'Assemblée nationale et si la droite remporte les législatives anticipées, le parti de la rue Vaugirard refusera de gouverner en cohabitation. Autrement dit : il faudra que l'actuel président démissionne. Pas question de cohabiter avec la gauche.

À l'UDI, on n'a pas ce genre de réticences. Interrogé par Le Figaro ce lundi 1er septembre, Yves Jégo l'admet : si François Hollande dissout l'Assemblée nationale et si l'UDI remporte les législatives anticipées, son camp gouvernera. Il précise :

Je préférerais naturellement que François Hollande démissionne, mais si les Français nous confient le pouvoir, nous aurons le devoir de l'assumer. À l'UDI, nous devons être clairs: il faudra gouverner, y compris en cohabitation. Nous nous y préparons !

Et il n'est pas le seul. Samedi 30 août, à Brachay, Marine Le Pen a expliqué que, si François Hollande dissout l'Assemblée nationale et si le FN remporte les législatives anticipées, elle acceptera de gouverner en cohabitation. "Si le peuple veut nous donner la barre, eh bien nous la tiendrons ! En pleine tempête, un capitaine ne peut refuser de prendre le commandement", a-t-elle lancé.

Dans Le Figaro, Yves Jégo admet lui-même qu'il ne croit pas trop à ce scénario d'une dissolution. "Je ne crois pas à la politique-fiction. La majorité est impopulaire, mais elle est légitime. Avec Chantal Jouanno, nous pensons d'ailleurs que l'opposition ferait mieux d'être force de proposition plutôt que d'appeler à la crise de régime", assure celui qui, avec l'ancienne ministre des Sports, ambitionne de succéder à Jean-Louis Borloo à la présidence de l'UDI. 

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