Ibrahimovic et la France "pays de merde" : les réactions politiques

Publié à 08h39, le 16 mars 2015 , Modifié à 09h12, le 16 mars 2015

Ibrahimovic et la France "pays de merde" : les réactions politiques
Zlatan Ibrahimovic le 15 mars 2015. © AFP

BOUUUUH - Zlatan Ibrahimovic a eu beau s'excuser, ses propos contre la France "pays de merde" ne passent pas auprès de certains politiques. D'autres l'excusent. Florilège de réactions ce 16 mars.

Après les premiers tweets du ministre des Sports Patrick Kanner, c'est Marine Le Pen qui a embrayé sur France info avec un bon vieux "la France tu l'aimes ou tu la quittes" :

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Ceux qui considèrent que la France est un pays de merde peuvent la quitter, c’est aussi simple que ça.

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Invité d'Europe 1, l'ancien député frondeur Jérôme Guedj était *un poil* énervé :

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C'est inacceptable, espèce de caprice de star du foot. Qu'il joue au foot et qu'il la ferme !

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Sur iTélé, Bruno Le Maire commence par réagir sur le ton de l'humour. Des images montrant le footballeur en colère (et torse nu) sont diffusées. Bruce Toussaint lui demande s'il est choqué "par ce qu'il vient de voir". Réponse amusée du député :

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Vous voulez dire par le fait que Zlatan est sacrément baraqué ?

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Il ajoute : "c'est une polémique totalement inutile. Il a prononcé ça sous le coup de la colère et il s'est excusé. On passe à autre chose"

Invitée de RTL, l'ancienne ministre des Sports Najat Vallaud-Belkacem se satisfait des excuses du joueur :

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Je crois savoir qu’il a présenté des excuses. Écoutez, c’est un grand footballeur. On regrette toujours les dérapages à la télévision, à des heures de grande écoute, avec des jeunes qui sont forcément impactés ou influencés. Il a présenté ses excuses, c’est très bien.

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La palme de l'analyse revient cependant à Thierry Mandon, secrétaire d'Etat chargé de la Réforme de l'Etat. Sur LCI et Radio classique, il profite du cas Ibrahimovic pour digresser sur "l'ultra violence" des mots utilisés en général :

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Il y a surtout ras-le-bol de la non-maitrise du langage public. C’est pas propre aux sportifs. Je suis très frappé de l’espèce de radicalité, d’ultra-violence des mots utilisés. Hier c’est Zlatan, mais avant-hier c'est "le carnage électoral" qui s’annonce.



Je trouve qu’il y a une détérioration du vocabulaire des élites qui fait écho à une pseudo radicalité dans la société.

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Cet article est actualisé au fil des réactions.

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