Jean-François Copé a tenté d'empêcher NKM de devenir présidente du groupe UMP au Conseil de Paris

Publié à 17h17, le 05 avril 2014 , Modifié à 15h20, le 06 avril 2014

Jean-François Copé a tenté d'empêcher NKM de devenir présidente du groupe UMP au Conseil de Paris
(Maxppp)

INFO LAB - On savait déjà qu'en octobre 2013, Jean-François Copé a tenté d'empêcher NKM d'être la candidate de l'UMP à Paris. Visiblement, la défaite de la candidate ne l'a pas rendue plus sympathique aux yeux du président de l'UMP. Selon les informations du Lab, le président de l'UMP a tenté d'empêcher Nathalie Kosciusko-Morizet de devenir la chef de file de l'opposition à Paris. Dans la journée du lundi 31 mars, au lendemain de la victoire écrasante du parti d'opposition, Jean-François Copé fait chauffer son téléphone. Il téléphone à de nombreux élus de Paris, fillonistes et copéistes, pour tenter de les convaincre de ne pas adouber NKM à la tête du groupe d'opposition au Conseil de Paris.

Une version confirmée par Claude Goasguen auprès du Lab. Le maire du 16e arrondissement est celui qui a finalement convaincu Jean-François Copé de lâcher l'affaire. Et manie l'euphémisme pour confirmer l'information, parlant de simples "inquiétudes" du président de l'UMP :

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C'est vrai qu'il n'était pas enthousiasmé, mais ça s'est bien passé. Disons qu'il a marqué des réserves à l'égard de madame Kosciusko-Morizet. Mais ces réserves étaient injustifiées. 

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Des réserves, mais pour quelles raisons ? Jean-François Copé se méfierait des ambitions nationales de l'ancienne candidate UMP à la maire de Paris :

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Ce sont des réserves nationales. François Fillon et Jean-François Copé sont très embêtés de voir madame Kosciusko-Morizet avoir un aussi bon score à Paris. Ce sont des petites querelles personnelles sans importance.

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NKM n'a en effet jamais démenti ses ambitions présidentielles, mais s'était engagée à mener son mandat de maire de Paris jusqu'au bout si elle était élue maire de Paris en 2014.

Nathalie Kosciusko-Morizet qui siège au Conseil de Paris, ce 5 avril 2014

Selon les informations du Lab, Jean-François Copé a pourtant fait plus qu'exprimer "son inquiétude". Il a proposé à quelques élus de son écurie de mettre le pied dans la porte. D'abord Pierre-Yves Bournazel, conseiller de Paris élu dans le 18e. Mais le jeune élu refuse. "Il n'a pas voulu se prendre NKM en frontal", assure au Lab un élu UMP de la capitale. 

Jean-François Copé prend acte de la décision de Pierre-Yves Bournazel, et propose ensuite le maire du 6e arrondissement, Jean-Pierre Lecoq, comme chef de l'opposition à Paris. Sans succès.

"Il y a une cohérence dans ce qu'il fait, mais ça n'a jamais marché", commente, blasé, un élu filloniste.

Nathalie Kosciusko-Morizet sera la seule candidate au poste, mercredi 9 avril. En attendant, elle a déjà décoché quelques flèches à l'égard d'Anne Hidalgo, nouvelle maire de Paris.

Edit 6 avril 15h : l'entourage de Jean-François Copé fait savoir au Lab qu'une réunion s'est tenue au siège de l'UMP mardi 1er avril avec les élus copéistes de la capitale, sans Claude Goasguen. Une rencontre à l'issue de laquelle tout le monde s'est finalement mis d'accord sur le nom de NKM pour le groupe UMP à Paris. Mais Jean-François Copé a bien proposé à d'autres élus, de son écurie, de briguer le poste. Sans succès.

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