Mis en cause dans l'affaire Bygmalion, Jean-François Copé veut se séparer de Jérôme Lavrilleux et Eric Césari

Publié à 10h18, le 25 mai 2014 , Modifié à 10h49, le 25 mai 2014

Mis en cause dans l'affaire Bygmalion, Jean-François Copé veut se séparer de Jérôme Lavrilleux et Eric Césari
Jean-François Copé avec son directeur de cabinet, Jérôme Lavrilleux. (MaxPPP/Christophe Morin)

C'EST PAS MOI - Mis en cause par des soupçons de surfacturations, le président de l'UMP Jean-François Copé est fragilisé. Le 14 mai, Libération avait révélé que l'UMP aurait payé près de 20 millions d'euros, entre janvier et juin 2012, à la société de communication Bygmalion, dirigée par des proches du député-maire de Meaux.

Après avoir nié, le président de l'UMP a décidé de changer de stratégie, explique le Journal du Dimanche dans son édition du 25 mai. "Quand il a découvert tout cela, il est tombé de l'armoire. Il souhaite la transparence et ne se dérobera pas", assure un proche de Copé à l'hebdomadaire.

Selon l'hebdomadaire, il entend donc débarquer en début de semaine deux de ses proches collaborateurs, Jérôme Lavrilleux, son directeur de cabinet et le directeur général des services de l'UMP, Eric Césari. Objectif, selon un proche de Jean-Pierre Raffarin :

Copé va faire ce qu'il faut pour que la gangrène ne l'atteigne pas.

En d'autres termes : Jean-François Copé entend démontrer que lui n'était pas au courant, n'a rien vu ou su des fausses factures présumées, mises en lumière par Libération, et qui passaient entre les mains, notamment, de Lavrilleux et Cesari. Selon le JDD, le président de l'UMP devrait s'expliquer mardi, lors d'une réunion du bureau politique de l'UMP.

Il aurait en tout cas déjà fait passer des entretiens d'embauche, et devrait engager un conseiller d'Etat pour remplacer Cesari et un permanent du parti ou un collaborateur de la mairie de Meaux pour diriger son cabinet. Les deux hommes ont "des lots de consolation", selon le JDD, respectivement la tête de liste de l'UMP dans le Nord-Ouest pour Lavrilleux et l'agglomération Seine-Défense pour Césari. Ce dernier aurait toutefois expliqué à Jean-François Copé "qu'il ne porterait pas le chapeau pour les autres".

Cela sera-t-il suffisant ? Interrogé par l'hebdomadaire, un cadre de l'UMP a, en "off", fait part de sa circonspection :

Copé ressemble à un canard sans tête qui voudrait faire croire que toute sa garde rapprochée l'a berné. Cela suppose, de sa part, un tel niveau de naïveté, et chez Lavrilleux un tel niveau de trahison que peu sont ceux qui croient à la sincérité de cette posture...

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