Les frondeurs s'affichent à la table de Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon à la fête de l'Huma

Publié à 15h35, le 13 septembre 2014 , Modifié à 17h37, le 13 septembre 2014

Les frondeurs s'affichent à la table de Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon à la fête de l'Huma
© Images tweetées par le PCF, Arthur Nazaret et Frédéric Faravel le 13 septembre 2014.

La présence de membres du Parti socialiste à la traditionnelle fête de l'Huma n'a rien d'inhabituelle. Mais cette année, alors que l'idée germe à gauche d'une recomposition politique pour s'opposer au gouvernement, le profil des présents est scruté de prêt. Et après la venue surprise de l'ancien trader Jérôme Kerviel, quelques jours après sa sortie de prison, ce sont les "frondeurs" qui s'affichent.

Remarqués dans les allées et, pour certains, à la table de Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon au moment du déjeuner ce 13 septembre : les frondeurs Christian Paul, Jean-Marc Germain, Pascal Cherki ou Jérôme Guedj. Pouria Amirshahi a fait savoir qu'il ne pourrait pas assister "à regret" à ce déjeuner.

Les écologistes Jean-Vincent Placé (qui se trouvait pourtant dans le camp des pro-gouvernement lors du dernier remaniement), Emmanuelle Cosse et David Cormand étaient également présents à la fête de l'Huma, tout comme les membres de Nouvelle Donne Pierre Larrouturou et Isabelle Attard. La maire de Paris, Anne Hidalgo, s'est aussi rendue à La Courneuve.

Le journaliste du Journal du Dimanche Arthur Nazaret a immortalisé certains moments du déjeuner transpartisan, une initiative de Pierre Laurent à laquelle Jean-Luc Mélenchon a accepté de se joindre. Sur cette photo, la sénatrice appartenant à l'aile gauche du PS, Marie-Noëlle Lienemann, est assise à sa gauche. On voit également Jean-Marc Germain à la droite de Pierre Laurent. Sur un plan plus large posté par le compte du PCF, on voit Christian Paul, de dos, face au patron du Parti communiste :




Jean-Vincent Placé est également présent, ici à côté de Jérôme Guedj :



"Rien de plus normal" que cet échange d'idées pour Jérôme Guedj :



Alors que le Front de gauche souhaiterait que les frondeurs aillent jusqu'au bout de leur rébellion en désavouant le gouvernement pour reconstruire une alternative à gauche, lesdits frondeurs ont répété leur intention de simplement s'abstenir lors du vote de confiance le 16 septembre, un acte trop faible pour faire tomber le gouvernement.

Jean-Luc Mélenchon a estimé qu'ils devaient arrêter leur "mousse médiatique" et "assumer leurs responsabilités" en voter contre.

Lors d'un discours tenu la veille, Pierre Laurent avait esquissé cette "alternative" à gauche :

Nous devons aussi construire un front large de gauche sur un programme de redressement national qui mette à son agenda la réforme fiscale, un grand plan de relance et la réouverture du dossier des salaires. Pour porter ces solutions, il faut un travail de rassemblement, il faut entrer en dialogue, an action avec toutes les forces de gauche qui ne se reconnaissent pas dans la politique gouvernementale.

Cécile Duflot, de passage à la fête de l'Huma, avait enchainé en dénonçant un "hold-up d'une ligne politique sur la majorité qui a gagné en 2012", visant ainsi Manuel Valls.

Du rab sur le Lab

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