Marine Le Pen s’interroge sur l’opportunité de poursuivre Dieudonné après ses déclarations sur Charlie Hebdo

Publié à 21h47, le 02 février 2015 , Modifié à 01h59, le 03 février 2015

Marine Le Pen  s’interroge sur l’opportunité de poursuivre Dieudonné après ses déclarations sur Charlie Hebdo
Marine Le Pen © EMMANUEL DUNAND / AFP

"Un climat de vendetta personnelle de Valls à l’égard d’un humoriste". C’est ainsi que Marine Le Pen, début 2014, qualifiait l’attitude de l’alors ministre de l’Intérieur, bien décidé à faire interdire les spectacles douteux de Dieudonné.

Un an plus tard, la patronne du FN apparaît plus prudente. Invitée de la chaîne israélienne i24news ce lundi 2 février, elle condamne fermement le tweet "ignoble" ("Je suis Charlie Coulibaly", en référence au terroriste de Montrouge et Vincennes) qui vaut au polémiste de comparaître devant un tribunal mercredi prochain. Jugez-en plutôt :

Cette provocation, je la trouve nauséabonde, je trouve ça scandaleux.

De là à être poursuivi en justice ? La chef de file frontiste s’interroge :

Maintenant tout le problème de la liberté d'expression c'est où on met les limites : est-ce qu'on se contente d'une condamnation politique parce que Dieudonné se pique maintenant de faire de la politique, ou est-ce qu'on saisit les tribunaux, ça c'est la question que chaque pays doit se poser et mettre le curseur au bon endroit.

Si Marine Le Pen désapprouve plutôt l’option judiciaire, comme on le comprend entre les lignes, on est plutôt loin de la virulence avec laquelle l’eurodéputé avait attaqué la fermeté de l’exécutif vis-à-vis de Dieudonné.

Il faut dire que le contexte ne s’y prête guère, quelques semaines seulement après les attentats. Et quinze jours après que son père, Jean-Marie Le Pen, ait accusé à mots couverts les services secrets français d'être impliqués dans l'attentat de Charlie Hebdo. Au grand embarras de la présidente du FN, toujours en quête de respectabilité.

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