NKM, Hidalgo, Le Pen, Valls, Sarkozy, Mélenchon... en lice pour le premier "prix du menteur en politique"

Publié à 15h52, le 02 février 2015 , Modifié à 15h52, le 02 février 2015

NKM, Hidalgo, Le Pen, Valls, Sarkozy, Mélenchon... en lice pour le premier "prix du menteur en politique"
© Montage Le Lab via AFP

MENTEUR, MENTEUR - La politique, les discours, les promesses électorales : tout cela est très sérieux. Soit. Mais l'univers politique fournit également nombre d'occasions de rigoler un peu. C'est tout le sens, par exemple, du prix "humour et politique", décerné cette année à Alain Juppé pour son audacieux : "En politique, on est jamais fini. Regardez-moi !"

Voici venir un petit nouveau dans cette catégorie : le "prix annuel du menteur en politique". Humoristique lui aussi, il reste très sérieux sur le fond. Créé à l'initiative du politologue Thomas Guénolé, ce trophée poursuit plusieurs objectifs :

Cette distinction est décernée avec humour pour inciter la classe politique à moins mentir, pour sensibiliser le journalisme politique à l'importance du fact-checking, et pour encourager le grand public à vérifier la véracité de ce que dit le personnel politique. 

Le premier lauréat doit être désigné dimanche 8 février par un jury de journalistes (Le Monde, Libération, Le Figaro, Slate, RMC) présidé par Thomas Guénolé. Les nommés ont été choisis dimanche 1er février et annoncés sur le site du politologue. On y trouve, pêle-mêle :

Anne Hidalgo & Nathalie Kosciusko-Morizet (en tandem) - Pour l'ensemble de leurs mensonges pendant la campagne municipale parisienne, l'une comme l'autre.



Marine Le Pen - Pour son accumulation d’approximations et d’exagérations : sur le taux de chômage des étrangers, sur l'Europe et la mondialisation, sur les Français djihadistes, ou encore sur la déchéance de nationalité des djihadistes. En outre, pour avoir prétendu que la délinquance était en baisse dans tous les pays développés sauf la France.



Jean-Luc Mélenchon - Pour son acharnement à nier mordicus l'évidence de son absentéisme au Parlement européen.



Nicolas Sarkozy - Pour ses 17 mensonges répétés en boucle pendant sa campagne de réélection à la présidence de l’UMP.



Thomas Thévenoud - Pour ses dissimulations fiscales révélées en septembre 2014.

Parmi les nommés, se trouvent également Brice Hortefeux, Florian Philippot, François Rebsamen, Christiane Taubira et Manuel Valls. Enfin, une savoureuse liste de candidats "hors compétition", susceptibles de recevoir "un prix spécial du jury" :

Jérôme Cahuzac, pour l’ensemble de son œuvre. Jean-Pierre Jouyet, pour son poker menteur raté dans l’affaire Jouyet-Fillon. Guillaume Peltier, en tant que 'jeune espoir' prometteur (notamment sur le coût des syndicats, sur les retraites et, sorte de mise en abîme, quand il s'est servi de Desintox pour faire de l'intox).

Pour chaque mensonge mentionné, un ou plusieurs articles de fact-checking sont proposés au lecteur. 

Dans un autre registre, les prix du Trombinoscope ont récemment fait parler d'eux. Mais la cérémonie a été un brin pesante et marquée par les menaces de Marion Maréchal - Le Pen à l'égard du journaliste Gilles Leclerc.

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