Partisan du "dialogue majoritaire", le socialiste Eduardo Rihan-Cypel reconnaît s’inspirer de la "coproduction législative" de Jean-François Copé

Publié à 18h47, le 02 mai 2014 , Modifié à 11h14, le 03 mai 2014

Partisan du "dialogue majoritaire", le socialiste Eduardo Rihan-Cypel reconnaît s’inspirer de la "coproduction législative" de Jean-François Copé
Eduardo Rihan-Cypel © MaxPPP

INFLUENCE - Invité du Talk Orange – Le Figaro vendredi 2 mai, Eduardo Rihan-Cypel a révélé une source d’inspiration étonnante pour quelqu’un qui était encore, il y a peu, porte-parole du Parti socialiste : Jean-François Copé.

Le député PS de Seine-et-Marne estime, comme nombre de ses confrères, que la majorité parlementaire doit être plus écoutée par l’exécutif. Pour lui, la 5ème République a une "tendance naturelle" à "aller vers le bonapartisme ou le césarisme" :

La coproduction législative proposée par Jean-François Copé en 2007 [2008, ndlr] était une bonne intuition. Le problème c’est qu’elle n’avait jamais été mise en application. Je propose qu’on appelle cela 'le dialogue majoritaire', qu’on le théorise au sein de la gauche et au sein des socialistes et qu’on le mette systématiquement en application. Je préfère une majorité qui dialogue et qui construit avec le gouvernement qu’une majorité qui se tait ou qui subit uniquement, par la force des institutions, la volonté du président.

Avec humour, Eduardo Rihan-Cypel parle même d’un "tropisme seine-et-marnais" pour justifier cette adhésion à une idée défendue par Jean-François Copé. En février 2008, le président du groupe UMP à l’Assemblée avait plaidé pour une "coproduction législative" :

Notre idée maintenant c'est d'essayer de plus en plus de participer en amont à la coproduction des textes de loi et donc à la fabrication des réformes.

Le député UMP de Seine-et-Marne ne voulait plus que la majorité reçoivent "les textes de loi du gouvernement sur la base de rapports", et puis les vote "de manière un peu mécanique".

Exactement la même idée que défend aujourd’hui Eduardo Rihan-Cypel, quelques jours après l’abstention de 41 députés socialistes lors du vote du plan d’économies de Manuel Valls. 

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