Philippe Martin rend un hommage appuyé à Ségolène Royal et balance sur Delphine Batho... et Manuel Valls

Publié à 17h08, le 02 avril 2014 , Modifié à 09h38, le 03 avril 2014

Philippe Martin rend un hommage appuyé à Ségolène Royal et balance sur Delphine Batho... et Manuel Valls

Promis, il n'est pas triste, il n'est pas amer, il ne l'a pas mauvaise. Philippe Martin, qui quitte ce 2 avril le ministère de l'Ecologie pour laisser sa place à Ségolène Royal, a néanmoins dans son discours de passation de pouvoirs distillé quelques allusions très politiques. Et des attaques à peine déguisées à l'égard de certains de ses camarades.

A chaque reprise, Philippe Martin procède de la même manière: hommage appuyé à l'un pour mieux taper sur l'autre. Premier exemple avec Jean-Marc Ayrault et son successeur Manuel Valls :

Je veux remercier Jean-Marc Ayrault, premier ministre socialiste... et de gauche. 

De là à comprendre que Philippe Martin doute du classement à gauche du nouveau Premier ministre, il n'y a qu'un pas.

Deuxième règlement de compte avec celle qui le précédait cette fois, Delphine Batho. Mais c'est pour mieux encenser celle qui lui succède :

Chère Ségolène, je ne rentrerai pas au club des anciens ministres de l'Environnement qui, une fois qu'ils ont quitté cette maison, savent toutes les solutions qu'il faudrait mettre en oeuvre alors qu'ils ne l'ont pas fait lorsqu'ils y étaient.

Après avoir été sortie du gouvernement, Delphine Batho a régulièrement critiqué dans les médias l'action du gouvernement Ayrault. Philippe Martin défend ensuite l'idée d'une écologie de gauche, et attaque en pointillé la proposition faite à Cécile Duflot d'être numéro 2 du gouvernement :

Ce qui m'a le plus troublé dans les jours que nous venons de vivre, ce n'est pas que je ne puisse poursuivre la mission que m'avait confiée Jean-Marc Ayrault il y a quelques mois. [...]

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Ce qui m'a troublé, c'est qu'on ait pu envisager un temps de revenir à l'époque où les socialistes déléguaient systématiquement l'écologie aux écologistes. Depuis lors, les socialistes ont conduit leur propre doctrine, qui s'appelle la social-écologie. 

Philippe Martin se lance ensuite dans un plaidoyer pro-Royal qui, pour le coup, ne souffre aucune ambiguité :

L'autre raison de ce plaisir de me voir succédé par vous, Ségolène tient à vous même. Votre stature, votre histoire, votre voix et l'écho que celle-ci aura auprès du peuple est un atout pour l'écologie. [...]

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Je ferai partie de vos soutiens à l'Assemblée chaque fois que vous ferez, et je ne doute pas que vous le ferez, progresser l'écologie dans notre pays. Ma voix pour vos textes de loi est d'ores et déjà assurée. Et mon enthouasiasme à vous soutenir commence aujourd'hui. 

Du rab sur le Lab

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