Trombinoscope : que sont devenus les précédents "politiques de l'année" ?

Publié à 21h14, le 26 janvier 2015 , Modifié à 21h16, le 26 janvier 2015

Trombinoscope : que sont devenus les précédents "politiques de l'année" ?
© montage via AFP

Comme chaque année, le Trombinoscope – l’annuaire professionnel de la vie politique française - a livré ce 26 janvier son palmarès des personnalités politiques. C’est le Premier ministre, Manuel Valls, qui remporte le prix de la "personnalité politique de l’année 2014", succédant ainsi à la ministre de la Justice, Christiane Taubira, lauréate 2013.

Au mérite du chef du gouvernement, selon les membres du jury composé d’une centaine de journalistes de la presse écrite et audiovisuelle : avoir "réussi à contourner les  frondeurs de l’Assemblée, à supporter les leçons de gauche de Cécile Duflot et à garder "son sang-froid" face aux attaques de Martine Aubry". Ce  prix sera remis comme tous les autres à la résidence du président de l’Assemblée nationale, l’hôtel de Lassay, le 27 janvier 2015 par la journaliste d’Europe 1 Arlette Chabot.

Mais qu'est-il advenu des précédents récompensés ? Manuel Valls peut se réjouir. Presque tous  les derniers lauréats du titre de "personnalité politique de l’année" ont accédé aux plus hautes fonctions de l’Etat. Et même à celle – suprême - de président de la République. François Hollande (2004, 2011, 2012) et Nicolas Sarkozy (2003, 2007, 2011) l’ont tous les deux reçus trois fois –dont une fois ex-aequo-  tout comme Jacques Chirac (2006) ou Valéry Giscard d’Estaing (1999).

Le titre de "député de l’année", remis cette année au député socialiste frondeur Laurent Baumel, n’a en revanche rien d’un gage de bonne fortune.  Parmi ses récents lauréats, Jérôme Cahuzac (2010) a dû démissionner du gouvernement en mars 2013 à la suite d’accusation de fraude fiscale, Jean-François Copé (2008) quitter la tête de l’UMP, empêtré dans le scandale Bygmalion, et Gilles Carrez (2011) s’est retrouvé accusé par Mediapart de s’être soustrait à l’impôt sur la fortune depuis 2011. Pour d’autres raisons, Jean-Louis Borloo (lauréat 2012) a dû mettre sa vie politique entre parenthèse en avril 2014, après avoir contracté une pneumonie aigüe.

Contacté par le Lab, Laurent Baumel, peu superstitieux, s’amuse de la malchance de ses prédécesseurs :

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Pour la santé on ne peut jamais vraiment savoir. Mais pour le reste, vu l’état de mon patrimoine, ça ne risque pas de m’arriver.

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Le député d’Indre et Loire se dit "très flatté, honoré de recevoir ce prix, deux ans seulement après son arrivée au parlement". Mais estime, qu’au-delà de sa propre personne, c’est l’ensemble des frondeurs qui est récompensée. Il explique :

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C’est le phénomène plus collectif de la fronde qui est mis en avant, au-delà du front économique. Un phénomène politique.

"

Du rab sur le Lab

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