VFI - Otages : Marine Le Pen paie le prix de la rançon

Publié à 09h47, le 11 décembre 2014 , Modifié à 09h48, le 11 décembre 2014

VFI - Otages : Marine Le Pen paie le prix de la rançon
Marine Le Pen sur BFMTV le 10 décembre © image BFMTV

#VFI - Chaque jour, Jean-Philippe Balasse fact-checke la parole publique sur Europe 1, dans sa chronique du Vrai-Faux de l’Info.

Ce jeudi 11 décembre, il décrypte les différentes politiques menées par les Etats lorsque leurs ressortissants sont victimes de prises d'otages dans le monde. Les Etats-Unis, par exemple, ne négocient pas avec les terroristes: ni rançon ni échange de prisonniers.

Une politique étrangère qui a les louanges de Marine Le Pen. Car, selon la présidente du FN le 10 décembre sur BFMTV, "ce sont des stratégies qui permettent de limiter l'attractivité de ces prises d'otages". Une intransigeance payante ? Non, et ce pour plusieurs raisons.



Tout d'abord, les preneurs d'otages ne connaissent pas au préalable la nationalité des occidentaux qu'ils enlèvent. Ils adaptent ensuite leur stratégie. Si l'otage est américain, il aura plus une valeur de propagande pour défier la puissance des Etats-Unis. En revanche, si le captif est européen, il aura davantage une valeur marchande.

Pourtant, les Américains se targuent de la baisse du nombre d'otages. Ce qui validerait leur stratégie de ne pas négocier avec les terroristes. Ici, on se heurte au problème originel: le gouvernement américain garde secret les prises d'otages. Même les familles, sur conseils des autorités, ne parlent qu'après la libération ou l'exécution des otages.

Il n'empêche que la France a été particulièrement touchée par les prises d'otages ces dernières années. Mais la raison économique n'est pas le seul facteur : la France compte beaucoup d'expatriés dans les zones à risque à travers le globe. 

Ces différents éléments nuancent le manichéisme de Marine Le Pen. C'est donc un faux pour la présidente du Front National.

Du rab sur le Lab

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