A deux ans de la présidentielle, le prélèvement à la source devient une promesse... de campagne

Publié à 11h42, le 26 mai 2015 , Modifié à 11h50, le 26 mai 2015

A deux ans de la présidentielle, le prélèvement à la source devient une promesse... de campagne
© AFP / Alain Jocard

PROMESSE DE CAMPAGNE - A deux ans de l'élection présidentielle, on connaît déjà une des futures cartouches d'un François Hollande candidat: si vous êtes favorable au prélèvement de l'impôt à la source, votez pour lui.

C'est ce qui se dessine dans les propos de Jean-Marie Le Guen ce 26 mai. Invité de LCI et Radio classique, le ministre des relations avec le Parlement explique qu'une telle réforme prendra plusieurs années, que le gouvernement va "commencer" à la mettre en œuvre via des "études" mais que sa réalisation complète ne pourra se faire que sous un second éventuel quinquennat :

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- Jean-Marie Le Guen: Vous avez raison de dire que ça prend de nombreuses années, au moins trois ou quatre ans donc, ce qu’a dit Bruno Le Roux, c’est que nous allons mettre en œuvre le début de cette réforme, à la fois les études et peut-être un certain nombre de dispositions qui permettent d’avancer.



- Guillaume Tabard: Elle ne se fera pas avec le quinquennat de Hollande ?



- Jean-Marie Le Guen: Si, elle se fera avec cette façon de faire... On ne passe pas de la nuit au jour du jour au lendemain (sic), il faut un certain temps, c’est une réforme qui se met en place sur trois ou quatre ans. Nous commençons maintenant, nous terminerons dans trois ou quatre ans.



- Guillaume Tabard: Donc, sous un deuxième quinquennat de Hollande ?



- Jean-Marie Le Guen: Absolument, et j’espère bien que nous aurons l’occasion de le voir et donc de faire avancer cette réforme parmi bien d’autres.

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L'idée est loin de dater d'hier. Au moment de sa promesse de grande réforme fiscale, Jean-Marc Ayrault avait envisagé un tel impôt sur le revenu prélevé à la source, chaque mois. Dans sa motion A, le Parti socialiste la remet sur la table. Bruno Le Roux, le président PS de l'Assemblée a quant à lui expliqué dimanche qu'une telle réforme devait s'étaler sur trois ou quatre ans. Il ajoutait: "mais oui, avant la fin du quinquennat, elle aura été commencée".

Le député PS et vice-président de la commission des finances, Dominique Lefebvre, juge quant à lui impossible sa mise en place avant 2018 et préconise de le faire progressivement. Dans Le Figaro de ce 26 mai, il explique :

 

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Le temps de se mettre d'accord, il faudrait démarrer en 2018, avec une mise en place s'étalant ensuite sur 3 à 4 ans. Le faire avant serait hasardeux politiquement. En revanche, il est urgent de transcrire de manière irrévocable dans nos textes législatifs le principe du prélèvement à la source et les étapes et modalités de sa mise en oeuvre dès le projet de loi de finances 2016.

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