Affaire Baupin : Jean-François Copé parvient une nouvelle fois à parler de lui en évoquant un autre scandale

Publié à 10h07, le 09 mai 2016 , Modifié à 10h07, le 09 mai 2016

Affaire Baupin : Jean-François Copé parvient une nouvelle fois à parler de lui en évoquant un autre scandale
Jean-François Copé © AFP

Mediapart et France Inter évoquent, ce lundi 9 mai, des cas d'harcèlement et d'agressions sexuelles visant le député écolo de Paris, également vice-président de l'Assemblée nationale, Denis Baupin. Invité d'iTÉLÉ, Jean-François Copé est évidemment invité à réagir, ce que l'ancien président de l'UMP refuse, dans un premier temps. Pourquoi ? Parce qu'il ne connaît "absolument rien à cette affaire".

Ce que Jean-François Copé peut faire, en revanche, c'est parler de lui et de la tourmente qui peut, d'un coup, emporter un homme politique, que ce soit pour des accusations d'agressions sexuelles ou des suspections de détournements de fonds. Il dit :

 

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J'ai appris il y a deux ans combien, à l'occasion d'une affaire dans laquelle j'avais été mis en cause avec une violence extrême, alors que je disais mon innocence totale, pour comprendre que sur ces sujets, on ne peut réagir à chaud.

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Le député-maire de Meaux est bien placé pour parler de la tourmente qui emporte un homme politique, lui qui a été mis en cause dans l'affaire Bygmalion avant de sortir, sans mise en examen, de son audition par les juges chargés du dossier, début février. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que Jean-François Copé évoque ainsi son cas personnel en parallèle d'une autre affaire. En mars dernier, interrogé sur les affaires de pédophilie présumée au sein de l'Église,l'élu LR avait déjà expliqué ne pas vouloir "rentrer dans le fond de l'affaire".

"J'ai été moi-même dans une tourmente il y a quelques temps, désigné comme coupable idéal par des gens qui n'avaient jamais rien vu du dossier et qui avaient décidé que c'était plus simple de me condamner par avance", disait Jean-François Copé avant d'estimer qu'"à force de jeter en pâture l'honneur des hommes sans rien savoir des dossiers, on va tellement vite que l'on peut commettre des erreurs d'appréciation".

C'est donc la même technique qu'use ce lundi Jean-François Copé, ce qui ne l'empêche pas de dénoncer les faits suspectés. Il ajoute :

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Le harcèlement sexuel est quelque chose de hautement condamnable contre lequel il faut combattre et toutes les campagnes qui sont faites doivent être développées, amplifiées. Ceux qui commettent ces actes, une fois que c'est avéré, doivent naturellement être sanctionnés. La loi le prévoit.

 

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Jean-François Copé refuse, en revanche, de parler d'une quelconque omerta sur ces sujets dans le milieu politique. Alors que le journaliste d'iTÉLÉ Bruce Toussaint lui fait remarquer que le milieu politique est "un peu macho", le député LR rétorque que l'on dit la même chose "du milieu journalistique". "Je n'ai jamais eu à connaitre ce genre de comportements de tel ou tel qui m'aient été rapportés", poursuit-il.

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