Affaire Richard Ferrand : Le porte-parole d'En Marche estime que Cambadélis est "le moins bien placé" pour s'exprimer sur l'éthique en politique

Publié à 13h19, le 28 mai 2017 , Modifié à 07h26, le 29 mai 2017

Affaire Richard Ferrand : Le porte-parole d'En Marche estime que Cambadélis est "le moins bien placé" pour s'exprimer sur l'éthique en politique
Jean-Christophe Cambadélis et Benjamin Griveaux © Montage via AFP et DR

Où l'on reparle de l'affaire Richard Ferrand, affaire qui, pour Benjamin Griveaux, n'en est d'ailleurs pas une. Mais le ton monte néanmoins autour du ministre de la Cohésion des territoires depuis les révélations du Canard Enchaîné sur une affaire immobilière opérée par lui-même et son épouse.

Jeudi 25 mai, sur Europe 1, Jean-Christophe Cambadélis avait estimé que Richard Ferrand devait démissionner du gouvernement. "Il démissionne, voilà. Mais je crois qu'il faut faire quelque chose vite, tout simplement", avait estimé le Premier secrétaire du PS.

Invité de Dimanche en politique, ce dimanche 28 mai, sur France 3, Benjamin Griveaux rejette toute idée de démission. Le porte-parole d'En Marche ! en profite pour rappeler à l'ordre Jean-Christophe Cambadélis, évoquant les anciens déboires judiciaires du socialiste. Il dit :

Quant à Jean-Christophe Cambadélis, sur les affaires judiciaires, de la part de quelqu'un qui a été condamné pour emploi fictif, très franchement, je pense qu'il est le moins bien placé pour s'exprimer sur ces questions de comportement moral et d'éthique en politique.

 

Et Benjamin Griveaux de mettre en avant "l'honnêteté" de Richard Ferrand. "Je suis certain que les électeurs de sa circonscription lui feront confiance le 11 et le 18 juin prochain", prédit-il.

Pour rappel, Jean-Christophe Cambadélis a été condamné en 2006 à six mois de prison avec sursis et 20 000 euros d'amende dans l'affaire des emplois fictifs de la Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF). Avant cela, en 2000, le boss de la rue de Solférino avait été condamné à cinq mois de prison avec sursis et 100 000 francs d'amende pour un emploi de complaisance de 1993 à 1995 dans une société gestionnaire de foyers de travailleurs immigrés. Le tout dirigé par un ancien cadre du Front national (pour tout comprendre, c'est ici).

Les Républicains en prennent eux-aussi pour leur grade ce dimanche, eux qui n'avaient eu de cesse de critiquer Le Canard Enchaîné et les juges lors de l'affaire Fillon. "Les Républicains sont dans une forme de schizophrénie puisqu'il y a quelques semaines, ils demandaient la suppression du Parquet national financier et aujourd'hui, ils le saisissent et ils demandent des comptes", assène Benjamin Griveaux.

Le PNF a d'ailleurs fait savoir, comme le parquet de Brest, qu'il n'ouvrira pas d'enquête concernant l'affaire Ferrand.

 

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