Alain Juppé veut interdire les prêches en arabe dans les mosquées : "dans les églises, on ne prêche pas en latin"

Publié à 09h15, le 17 novembre 2015 , Modifié à 10h07, le 17 novembre 2015

Alain Juppé veut interdire les prêches en arabe dans les mosquées : "dans les églises, on ne prêche pas en latin"
Alain Juppé © Capture d'écran BFMTV

Quatre jours après les attentats de Paris, Alain Juppé est toujours en phase "d'unité nationale". Notamment lorsqu'il parle du discours de François Hollande devant le Congrès, "un bon discours" selon l'ancien Premier ministre. Il est aussi en mode offensif contre ceux qui veulent nuire à cette unité nationale, et particulièrement contre les imams qui prêchent, sur le territoire français, la haine et la division.

Invité de BFMTV / RMC ce mardi 17 novembre, Alain Juppé dénonce ces imams-là. L'une des solutions du candidat à la primaire de la droite consisterait à interdire les prêches en arabe dans les moquées de France. Il dit :

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Ce que je propose - il faut voir si c'est constitutionnel - c'est d'obliger dans les moquées françaises à prêcher en français. On est en France, on ne prêche pas en arabe.

 

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Et Alain Juppé de préciser que "dans les églises, on ne prêche pas en latin". "On l'a fait dans l'ancien temps, on ne le fait plus", ajoute-t-il avant de s'excuser pour "cette comparaison absurde".

En 2014, Marine Le Pen avait elle aussi "exigé que les prêches soient en français" dans les mosquées. En 2011, Jean-François Copé avait lui aussi porté la même proposition. "Il est constitutionnellement impossible d'interdire le prêche en arabe. On n'interdit pas les messes en portugais ou l'hébreu dans les synagogues", avait à l'époque répondu Claude Guéant. Une réponse que l'ancien Premier ministre a donc en tête si l'on en croit la formulation de sa proposition.

Ce n'est pas la seule solution prônée par Alain Juppé. Il veut aussi que les imams passent un diplôme universitaire qui permettrait de les "valider", un "diplôme d'instruction civique" précise l'ex-Premier ministre. Il ajoute :

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Un imam qui arrive d'Arabie Saoudite, je ne suis pas sûr qu'il comprenne ce que veut dire 'Liberté, Égalité Fraternité'. Il faut le lui enseigner.  

 

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Et, quant à ceux qui cultivent la parole de haine, "il faut les virer" ou "les mettre en prison" pour apologie de la violence et du terrorisme. C'est dit. 

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