Alors qu’elle s’était "juré" de ne rien raconter, Najat Vallaud-Belkacem va publier son autobiographie

Publié à 17h32, le 21 janvier 2017 , Modifié à 14h33, le 22 janvier 2017

Alors qu’elle s’était "juré" de ne rien raconter, Najat Vallaud-Belkacem va publier son autobiographie
Najat Vallaud-Belkacem © FRANCOIS GUILLOT / AFP
Image Victor Dhollande-Monnier

Victor Dhollande-Monnier

Najat Vallaud-Belkacem est restée très discrète pendant la campagne de la primaire de la Belle Alliance Populaire. Si elle soutient son ancien Premier ministre Manuel Valls, elle n’est pas montée en première ligne pour assurer sa défense – ou quand elle l’a fait, c’était assez maladroit. Mais on a certainement trouvé un début d’explication à cette étrange réserve. Selon Le Figaro et Le Parisien du samedi 21 janvier, la ministre de l’Education nationale va bientôt sortir une autobiographie.

Cet ouvrage sera intitulé La vie a plus d’imagination que toi (Ed. Grasset), en référence à une phrase que lui répétait souvent sa maman. Cette autobiographie paraîtra le 1er mars prochain. Sur la couverture, on aperçoit Najat Vallaud-Belkacem enfant.

Dans ce livre, la jeune ministre de 39 ans évoque sa vie de petite fille dans un village marocain – elle est née à Beni Chiker, dans la région du Rif – et sa jeunesse dans les quartiers nord d’Amiens.

Une autobiographie assez surprenante à en croire l’auteure. Elle ne voulait pas raconter son histoire. Mais comme elle estime "ne plus s’appartenir tout à fait", la ministre de l’Education nationale a changé d’avis. Sur la quatrième de couverture, elle explique pourquoi elle a revu sa position : 

"

Je sais bien, je m’étais juré que je ne raconterais pas, jamais.Que je garderais pour moi ce qui n’appartient qu’à moi. Mais je ne m’appartiens plus tout à fait : pourquoi et comment je suis devenue française semble poser problème, dans un pays traversé par les doutes […] Ma petite histoire est devenue collective, publique, démocratique, républicaine, politique. Une histoire française, de fait, parce que je suis Ministre de la République, que j’ai porté la parole de mon pays et que, parfois, on lui prête mon visage. Ni belle, ni sale, juste une histoire vraie dont j’ai bien voulu qu’elle dise un peu de moi, si elle peut dire aussi un peu de la France.

"

Espérons simplement pour elle que ses lecteurs ne relèveront pas de coquille dans le livre. Pour avoir oublié un "n" à professionnalisme lors d'une dédicace dans le livre d'or de l’école de gendarmerie de Tulle, elle été énormément moquée. Ses futurs lecteurs seront sans aucun doute intransigeants avec son autobiographie. 

Du rab sur le Lab

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