Anne Hidalgo sur la loi Macron à propos du travail du dimanche : "j’ai même été maltraitée"

Publié à 07h27, le 04 septembre 2015 , Modifié à 09h34, le 04 septembre 2015

Anne Hidalgo sur la loi Macron à propos du travail du dimanche : "j’ai même été maltraitée"
© ABBAS MOMANI / AFP

On savait Anne Hidalgo pas franchement emballée par la loi Macron, notamment sur le travail du dimanche. La maire de Paris le confirme avec force ce vendredi 4 septembre dans une interview accordée au Parisien. L’édile reproche au ministre de l’Economie de ne pas l’avoir écoutée, voire de l’avoir "maltraitée". Au quotidien, elle lâche ainsi :

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Il est évident que je n’ai pas été entendue dans cette affaire par Monsieur Macron. J’ai même été maltraitée.

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Rien de surprenant au regard de la campagne de com’ menée par la mairie de Paris, en décembre 2014 aux débuts du long parcours de la loi Macron, contre le travail du dimanche. Et Anne Hidalgo de rappeler qu’elle avait "fait part de (ses) réserves" au ministre mais aussi "de (ses) propositions de méthode". "Il faut des critères objectifs pour définir les zones touristiques internationales et permettre aux maires de distinguer les territoires en fonction de ces critères et mesurer l’impact des décisions prises", ajoute Anne Hidalgo.

Surtout, la maire PS de la capitale ne digère pas que le travail effectué en commun et en amont avec le ministre n’ait pas été pris en compte lors des discussions parlementaires sur le texte de loi. Elle se sent flouée, presque trahie. "Après un travail en commun, plusieurs modifications étaient prévues", assure-t-elle, avant de pester :

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Le jour de la discussion de la loi, les amendements élaborés avec le cabinet de Monsieur Macron, Sandrine Mazetier, députée de Paris, et moi-même ont été tout simplement rejetés.

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Aujourd'hui toujours aussi farouchement opposée à cette loi désormais effective, Anne Hidalgo ne compte pas lâcher l’affaire et en rester là. Aussi souhaite-t-elle être attentive sur l’évolution de l’application du texte. Et ne laissera rien passer. "Je vais mettre en place un observatoire de l’évaluation de cette loi" qu’elle qualifie "d’extrêmement négative", poursuit-elle. Et de conclure sur ce sujet qui a divisé le PS :

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Nous sommes en présence d’une généralisation du travail du dimanche.

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