Anne-Marie Idrac, quatrième ancienne ministre de Chirac à rejoindre Emmanuel Macron

Publié à 07h16, le 01 février 2017 , Modifié à 07h20, le 01 février 2017

Anne-Marie Idrac, quatrième ancienne ministre de Chirac à rejoindre Emmanuel Macron
Anne-Marie Idrac, ancienne ministre de Chirac et nouveau soutien de Macron © REMY GABALDA / AFP

Il y avait déjà les élus socialistes qui l'ont rejoint depuis belle lurette. Il y avait aussi des centristes et quelques responsables de droite. Il y a désormais les députés PS "réformateurs" et autres tenants de l'aile droite du parti, qui refusent de s'aligner derrière Benoît Hamon. Il y a encore quelques ministres de François Hollande qui lui font de l’œil. Mais chez Emmanuel macron, on compte également un certain nombre d'anciens ministres de Jacques Chirac.

Quatre, pour être exact : Renaud Dutreil, Jean-Paul Delevoye et Serge Lepeltier ont déjà rallié le leader d'En Marche ! pour la présidentielle. Et voici venir la centriste Anne-Marie Idrac. Selon Le Figaro mercredi 1er février, l'ex-secrétaire d'État aux Transports dans le gouvernement d'Alain Juppé (1995-1997) - mais aussi secrétaire d'État en charge du Commerce extérieur sous Nicolas Sarkozy (2008-2010) - va annoncer cette semaine qu'elle rejoint Emmanuel Macron.

Anne-Marie Idrac confirme auprès du quotidien :

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Pour la centriste à tête dure que je suis, et en tant qu'Européenne libérale et sociale, Emmanuel Macron est le seul candidat cohérent.

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"Centriste" car membre de l'UDF (étiquette avec laquelle elle fut députée des Yvelines de 1997 à 2002) et soutien de François Bayrou, dont elle fut la porte-parole durant sa première candidature présidentielle, en 2002. Elle est aujourd'hui présidente du conseil de surveillance de la société concessionnaire de l'aéroport de Toulouse-Blagnac, après avoir été présidente de la RATP puis de la SNCF. Voilà donc qui change des derniers soutiens engrangés par l'ex-ministre de l'Économie, surtout venus de gauche ou du PS.

Or, Emmanuel Macron ne veut surtout pas que son mouvement soit vu comme le réceptacle des socialistes déçus par le quinquennat comme par la désignation de Benoît Hamon. Et souhaite à tout prix ne pas porter le poids d'un bilan gouvernemental qui ne pourra pas franchement retomber sur les épaules de son ex-collègue de l'Éducation nationale...

En l'absence de François Hollande et Manuel Valls, la droite comme l'extrême droite vont tenter de faire de lui le seul héritier du quinquennat qui s'achève. "Macron, c'est le dernier survivant", attaquait par exemple Thierry Solère, porte-parole de François Fillon, auprès du Lab en début de semaine. De ce côté-là, les éléments de langage sont bien rodés.

L'arrivée de nouveaux soutiens de la couleur politique d'Anne-Marie Idrac ne serait donc pas pour déplaire au patron d'En Marche !, dans sa tentative d'apparaître comme ce fameux candidat "ni de droite ni de gauche", ou "et de droite et de gauche". Auprès du Figaro, l'entourage d'Emmanuel Macron se félicite d'ailleurs grandement de l'arrivée de l'ancienne ministre de Jacques Chirac :

 

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C'est pour nous un engagement très fort, en termes de cohérence idéologique, et très précieux, en termes d'expérience politique et économique.

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Du rab sur le Lab

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