Comme Bernard Cazeneuve, Jean-Marc Ayrault renonce à tout mandat électif après 2017

Publié à 06h54, le 21 février 2017 , Modifié à 06h56, le 21 février 2017

Comme Bernard Cazeneuve, Jean-Marc Ayrault renonce à tout mandat électif après 2017
Jean-Marc Ayrault © AFP

Deux de chute. Deux des trois Premiers ministres du quinquennat de François Hollande ne seront plus élus après l’élection présidentielle de 2017. Seule exception : Manuel Valls. Car après Bernard Cazeneuve, qui renonce aux législatives pour laisser la place aux jeunes, c’est au tour de Jean-Marc Ayrault de faire une annonce similaire à Ouest-France.

Le ministre des Affaires étrangères, à Matignon de 2012 à 2014, a ainsi décidé de ne pas se présenter aux législatives de juin. Comme Bernard Cazeneuve donc, il veut laisser la place. "J’estime que c’est ma responsabilité de transmettre à d’autres générations", explique l’ancien maire de Nantes. Il ajoute :

L’honneur de la politique, ce n’est pas de s’accrocher dans le temps.

Cette décision vient clore une très longue carrière politique. Jean-Marc Ayrault a ainsi été, avant d’être nommé Premier ministre par François Hollande, maire de Nantes de 1989 à 2012, député de Loire-Atlantique de 1986 à 2012 et patron du groupe PS à l’Assemblée nationale de 1997 à 2012.

S’il arrête sa carrière élective, Jean-Marc Ayrault dit vouloir encore "être utile". "Je peux soutenir, je peux m’engager aussi dans la société civile", dit-il toujours à Ouest-France avant d’envisager de "donner des cours" :

Ça peut être l’occasion pour moi de donner un retour d’expérience, avec des cours que je pourrais donner ici ou là.

Le 6 février, c’est Bernard Cazeneuve qui avait décidé de renoncer à se représenter aux législatives. "Les mandats doivent tourner", justifiait-il, étant alors le troisième ministre à renoncer aux législatives après Alain Vidalies et Thierry Mandon. Voilà cette petite clique rejointe par Jean-Marc Ayrault.

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