Après l'attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray, Hollande et Valls promettent que "nous gagnerons la guerre" contre le terrorisme

Publié à 20h20, le 26 juillet 2016 , Modifié à 20h38, le 26 juillet 2016

Après l'attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray, Hollande et Valls promettent que "nous gagnerons la guerre" contre le terrorisme
Manuel Valls et François Hollande © Captures d'écran TF1

Ils s'y sont mis à deux. Ce mardi 26 juillet, quelques heures après l'attentat dans l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray, près de Rouen, et qui a coûté la vie au prêtre Jacques Hamel, François Hollande et Manuel Valls sont intervenus successivement à la télévision. Le premier a donné une allocution télévisée depuis l'Élysée. Le second était l'invité du journal de TF1. La tête de l'exécutif avait plusieurs messages à donner au travers de cette omniprésence à l'heure du dîner :

1) l'exécutif est là.

2) la guerre contre le terrorisme sera longue mais la France vaincra.

3) Nicolas Sarkozy a tort. 

François Hollande a été le premier à prendre la parole, rappelant que la France a été frappée à de nombreuses reprises ces derniers mois. Le chef de l'État a expliqué que tous les Français, "quelles que soient leurs convictions", avaient été meurtris par l'attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray. Il a ajouté :

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Profaner une église, attaquer un prêtre, c'est profaner la République qui garantit la liberté de conscience.

 

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François Hollande a cependant refusé, comme le préconise à demi-mot le président de Les Républicains Nicolas Sarkozy, de "restreindre nos libertés", de "déroger à nos règles constitutionnelles" car, selon lui, cela n'apporterait pas de "d'efficacité" et affaiblirait "la cohésion nationale".

Puis, invitant une nouvelle fois à éviter "les polémiques, les amalgames, les suspicions", François Hollande a prévenu que la guerre contre le terrorisme serait "longue".

Il a poursuivi :

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Cette guerre, nous la gagnerons.

 

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Manuel Valls lui a emboîté le pas quelques minutes plus tard. Avec le même ton, les mêmes mots. C'est du sang et des larmes qui attendent les Français, a bien fait comprendre le Premier ministre, comme il le martèle depuis des mois. Après avoir lui-aussi répondu indirectement à Nicolas Sarkozy en expliquant que notre réponse, c'est la "démocratie", il a ajouté :

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Il faut dire que cette guerre va être longue, difficile et nous allons la gagner. [...] Ce sera une guerre longue qui va nécessiter de la résilience et de la résistance. 

 

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Et le Premier ministre d'appeler les Français à "faire bloc". "Je demande aux Français d'écouter ce que vient de dire le président : cette guerre sera longue. [...] Si nous parlons de guerre, les Français doivent intégrer que nous sommes en guerre, changer leurs habitudes", a-t-il précisé.

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