Après l'échec de François Fillon, Brice Hortefeux enterre le processus de la primaire à droite

Publié à 09h24, le 25 avril 2017 , Modifié à 09h33, le 25 avril 2017

Après l'échec de François Fillon, Brice Hortefeux enterre le processus de la primaire à droite
© AFP

Les deux candidats à la présidentielle qui ont remporté leur primaire, François Fillon en novembre 2016 et Benoît Hamon en janvier 2017, ont été éliminés dès le premier tour de la présidentielle, dimanche 23 avril. Pour la première fois dans l’histoire de la Ve République, le candidat de la droite n’a donc pas réussi à qualifier son camp au second tour. Quant à celui du PS, avec 6,36 %, il fait à peine mieux que le pire score de l’histoire réalisé par un candidat socialiste, Gaston Defferre en 1969 (5%).

A droite comme à gauche, le mot d’ordre pourrait désormais bien être "haro sur la primaire". Le député européen LR Brice Hortefeux a enterré l’idée de faire un nouveau scrutin pour désigner le candidat de la droite. Voici ce qu’a déclaré ce très proche de Nicolas Sarkozy sur Europe 1 ce mardi 25 avril :

 

La primaire, première et dernière, si c’est mon opinion. Comment persévérer dans un système qui aboutit à ce que les deux candidats qui se sont pliés à l’exercice de la primaire soient éliminés du premier tour et que les deux candidats qui se sont totalement exonérés soient aujourd’hui les gagnants du premier tour ? Comment expliquer et continuer avec un système qui aboutit à ce que les deux grands courants d’opinion de la Ve République soient aussi balayés dès le premier tour ? En tout cas, pour la droite, c’est la première fois que ça se produit depuis 1958. Je vous le dis : primaire, première et dernière.

On se rappelle que Nicolas Sarkozy, alors président de l’UMP, renommée Les Républicains en 2015, ne voyait pas d’un bon œil l’idée de se soumettre à une primaire. Mais l’ancien chef de l’Etat avait finalement accepté le principe et les modalités de ce scrutin, sous la pression de ses rivaux internes, avant d’être éliminé dès le premier tour, devancé par François Fillon et Alain Juppé.

En novembre, juste avant la primaire de la droite, le député LR Henri Guaino avait déjà qualifié la primaire "d’escroquerie démocratique". On imagine que la position du député LR des Yvelines, alors marginale, va désormais faire de plus en plus d’adeptes dans son camp.

Cette ligne pourrait aussi être reprise à gauche. Dans une interview au Point publiée jeudi 13 avril, François Hollande disait toute son aversion pour le système de la primaire. "Il ne doit plus y avoir de primaires dans des partis de gouvernement. Sinon, il n'y aura bientôt plus de parti de gouvernement dans ce pays", estimait le président de la République.

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