Après Mélenchon, Macron se montre réticent quant au deuxième débat à 11 candidats sur France 2

Publié à 16h25, le 28 mars 2017 , Modifié à 09h56, le 29 mars 2017

Après Mélenchon, Macron se montre réticent quant au deuxième débat à 11 candidats sur France 2
© AFP

DÉPROGRAMMATOIN - Le calendrier était prévu de longue date. Après une confrontation entre les cinq principaux prétendants à la présidentielle, lundi 20 mars sur TF1, les 11 candidats devaient se retrouver pour deux débats plus large : mardi 4 avril sur BFMTV et CNEWS puis le 20 avril sur France 2. Mais finalement, certains participants ne sont plus très chauds pour cette dernière joute sur la chaîne publique. Jean-Luc Mélenchon a ainsi annoncé avec fracas, mardi 28 mars, qu'il ne souhaitait plus y participer dans les conditions actuelles. Et Emmanuel Macron s'y met à son tour.

Lors d'une conférence de presse destinée à clarifier les contours de son éventuelle future majorité présidentielle, la question des deux débats à venir a été posée au leader d'En Marche !. Et l'ancien ministre de l'Économie a expliqué qu'il ne souhaitait qu'"un seul débat à 11", ajoutant qu'il ne fallait pas que celui-ci ait lieu "à la dernière minute". Ce qui semble clairement indiquer son intention de ne finalement pas participer à la confrontation sur France 2, programmée trois jours avant le premier tour de la présidentielle. Emmanuel Macron a précisé qu'il s'en remettait au CSA pour l'organisation de l'événement entre les différentes chaînes de télé. 

De son côté, Jean-Luc Mélenchon fait valoir que la date de ces débats était fixé par les médias organisateurs sans consultation des candidats. "[France 2] ne s’est pas demandée si nous sommes d’accord pour mettre en jeu toute notre campagne 48 heures avant le vote, ni ce que nous avions prévu de faire à cette date, ni s’il est décent et conforme qu’une campagne électorale s’achève par un événement auquel il est impossible de répliquer le cas échéant", dénonce le candidat de la France insoumise.

Ce à quoi le groupe France Télévisions a répondu par communiqué que le débat était maintenu, avec ou sans "Méluche". Et d'ajouter :

Comme tous les candidats déclarés, monsieur Mélenchon a reçu une lettre recommandée avec accusé de réception doublée d'un message mail le 31 janvier l'invitant au débat du 20 avril. Il n'y a eu alors aucune contestation de sa part ni du débat ni de la date proposée.

On peut imaginer que la même réponse sera formulée à l'attention d'Emmanuel Macron.

[Edit 29/03]

Ce mercredi sur Europe 1, Emmanuel Macron précise sa pensée. Et demande au CSA de se dépatouiller de cette situation en intervenant lui-même auprès des médias organisateurs des débats et en étant "mandaté par l'ensemble des candidats" :

 

C'est très simple, moi j'ai indiqué mon souhait. Un candidat à la présidence de la République n'est là ni pour coordonner le travail entre les chaînes qui ne savent pas se mettre d'accord, ni pour s'adapter à leur agenda. Et donc je suis très clair : il est de tradition républicaine que le débat d'entre-deux-tours soit organisé par le CSA. Mon souhait, c'est que le CSA, dont c'est la fonction de garantir le pluralisme et d'organiser la vie des médias, soit mandaté par l'ensemble des candidats pour régler cette histoire [...]. Je ferai de toute façon un débat à onze [...] mais mon souhait - puisqu'il y a un candidat [Jean-Luc Mélenchon, ndlr] qui n'est pas le moindre qui hier a souligné ce choix - pour simplifier les choses pour tout le monde, c'est que le CSA se saisisse du sujet, en lien avec les candidats et les chaînes. C'est sa fonction et nous avons autre chose à faire que de courir de chaîne en chaîne pour multiplier les débats à onze.

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