Arnaud Montebourg jalouse Emmanuel Macron, "le candidat des médias"

Publié à 08h23, le 16 novembre 2016 , Modifié à 08h23, le 16 novembre 2016

Arnaud Montebourg jalouse Emmanuel Macron, "le candidat des médias"
Arnaud Montebourg. © Capture d'écran France 2.

JALOUSIE - La critique des médias est devenue un sport national en politique. Personne n’y échappe, de l’extrême droite à l’extrême gauche. Invité des 4 Vérités, sur France 2 ce mercredi 16 novembre, Arnaud Montebourg s’est donc adonné à ce sport national pour mieux critiquer Emmanuel Macron.

Alors que le fondateur de "En Marche" doit annoncer ce mercredi sa candidature à la présidentielle, le candidat à la primaire du PS a ironisé sur celui qui lui a succédé à Bercy. "J’ignore qui est Emmanuel Macron, quelles sont ses orientations", a commencé par fustiger Arnaud Montebourg avant de railler, un peu jaloux, la hype Macron dans les médias :

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C’est le candidat des médias. Il reste à démontrer qu’il a des propositions pour transformer le pays. C’est le candidat des médias puisqu’il en est à sa 75e une de magazine sans avoir fait une seule proposition.

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Jean-Christophe Cambadélis likes this. Le patron du PS avait lui aussi accuse la presse de faire monter le phénomène Macron. "Camba" accusait ainsi récemment L’Express de vouloir "transformer Macron en Mendès France".

Après, on peut difficilement contredire l’ironie d’Arnaud Montebourg sur "sa 75ème une de magazine" tant les apparitions d’Emmanuel Macron (et de son couple) ont été fréquentes dans les journaux ces derniers mois.

Cependant, Arnaud Montebourg profite de cet angle d’attaque contre les médias pour prêcher pour sa paroisse et pousser sa petite gueulante sur la différence de traitement entre Emmanuel Macron et lui. "Les propositions que je formule sur le terrain provoquent l’engouement populaire. Evidemment, seule la presse régionale s’intéresse à ma candidature. Pas la presse nationale", peste le chantre autoproclamé du made in France. Qui ajoute :

 

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Le problème médiatique est un problème mondial. Finalement, quelques organes de presse décident de s’emparer des choix politiques. Il y a des arrière-pensées. Et ça pose le problème de la liberté de choix dans une démocratie contemporaine.

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