Attentat de Nice : Christian Estrosi estime qu'il avait raison de parler dès février 2015 de la "cinquième colonne" qui menace la France

Publié à 09h31, le 15 juillet 2016 , Modifié à 09h41, le 15 juillet 2016

Attentat de Nice : Christian Estrosi estime qu'il avait raison de parler dès février 2015 de la "cinquième colonne" qui menace la France

Sa ville de cœur, dont il a longtemps été maire a été touchée par un attentat qui a fait au moins 84 morts ce 14 juillet. Après une nuit sans sommeil, le président de la région PACA, Christian Estrosi pose, ce 15 juillet sur iTélé, des questions aux autorités et estime que cette attaque relève du terrorisme islamiste :

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C'est un attentat de toute évidence. Les plus hautes autorités du gouvernement l'annoncent. Si c'est un attentat puisqu'ils l'annoncent et ça a toutes les raisons d'être un attentat terroriste, il s'inscrit forcément dans la lignée de Charlie Hebdo, du Bataclan, de Bruxelles. C'est un peu comme si on avait pas su tenir compte de ce qu'il s'est passé depuis plus d'un an maintenant dans notre pays.

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Christian Estrosi pense qu'il ne fallait pas annuler les festivités pour ne pas plier face à l'ennemi. D'ailleurs, il se rappelle le tollé provoqué en avril 2015 par une déclaration sur France 3 où il parlait des "cinquièmes colonnes et ses réseaux infiltrés", "de l'"islamo-fascisme". Début février 2015, il avait déjà parlé de ces supposées "cinquièmes colonnes enracinées dans nos démocraties". Il estime aujourd'hui que l’actualité lui donne raison. Il dit : 

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Il ne faut surtout pas céder à l'ennemi. La France est en guerre. Il y a bel et bien un ennemi. J'ai parlé en son temps d'une cinquième colonne même si j'ai entendu toutes les critiques possibles. On voit qu'un an et demi après, de manière rampante, celle-ci continue à avancer et cet attentat intervient le 14 juillet pas par hasard, c'est la fête nationale.

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A quelques heures de la venue du président de la République, le Président de Paca entend respecter le temps du deuil mais interroge

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L'heure n'est pas à la polémique puisque je veux me consacrer aujourd'hui à accompagner les familles. Et ces familles elles mêmes auront le temps des questions. Ce temps viendra et cette fois il ne faudra pas attendre une commission d'enquête pour agir. D'ailleurs même s'il y a eu des commissions d’enquête, a t-on vraiment agi ?Moi j'ai des questions qui me viennent à l'esprit tout de suite.
Pourquoi a t-on annoncé hier midi qu'il n'y aurait plus d'état d'urgence pour le soir même dire et annoncer qu'il y aurait une prorogation de 3 mois de l'état d'urgence ?

Pourquoi et comment cet homme a pu pénétrer sur la Promenade des anglais qui était pourtant piétonnisée ? Combien de policiers nationaux, là où je réclame des renforts depuis des mois et des mois, protégeaient cet événement ? L'homme suspecté d'être à l'origine de cela avait-il des complices ?

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Du rab sur le Lab

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