Attentat de Nice : Éric Ciotti accuse le ministère de l'Intérieur d'être derrière l'article du "Canard Enchaîné" mettant en cause les choix de la mairie

Publié à 09h03, le 20 juillet 2016 , Modifié à 09h20, le 20 juillet 2016

Attentat de Nice : Éric Ciotti accuse le ministère de l'Intérieur d'être derrière l'article du "Canard Enchaîné" mettant en cause les choix de la mairie
Éric Ciotti © AFP

DROIT DANS SES BOTTES – Après avoir passé une bonne partie de la nuit à voter la prorogation de l'état d'urgence, Éric Ciotti est ce mercredi 20 juillet sur Europe 1 pour expliquer que le gouvernement a bien fait de prolonger ce régime d'exception même sil aurait fallu aller plus loin mais on n'obtient pas toujours ce que l'on veut, comme le dit la chanson.

Mais le député LR des Alpes-Maritimes n'est pas à l'antenne uniquement pour commenter cette prorogation de l'état d'urgence. L'élu est aussi interrogé sur l'attentat de Nice, et plus particulièrement sur cet article du Canard Enchaîné, ce mercredi, selon lequel la mairie et la région PACA, notamment, n'ont pas pris toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de la Promenade des Anglais. On apprend ainsi que le nombre de policiers, selon l'hebdomadaire, n'était pas en nombre suffisant ou encore que des plots en béton auraient empêché le camion du terroriste de pénétrer sur la Prom', tout aussi efficacement que n'importe quel lance-roquette.

Pas de quoi émouvoir Éric Ciotti qui voit derrière cet article la main du ministère de l'Intérieur. "Cet article n'est pas neutre. On voit bien de qui il vient pour dériver l'attention", dit-il avant d'ajouter :

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Cet article vient très clairement du ministère de l'Intérieur, on le voit bien. Ceux qui ont la responsabilité de la sécurité, c'est l'État. C'est sa responsabilité. Il y avait très peu de policiers, c'est un fait évident. D'ailleurs cet article le confirme. C'est ce qu'a toujours dit Christian Estrosi et il a eu raison de dénoncer cette situation.

 

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Éric Ciotti pointe à nouveau la responsabilité de l'État, estimant qu'il a "baissé sa garde après l'Euro". "Ça a mobilisé beaucoup de policiers et aujourd'hui, il y a beaucoup moins de policiers disponibles", ajoute-t-il, rappelant son opposition aux fans-zones. Et le député des Alpes-Maritimes d'avancer qu'il y avait quasiment autant de policier municipaux pour assurer la sécurité de la Promenade des Anglais que de policiers nationaux. Il poursuit, pointant la responsabilité de l'État :

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La ville a mis tout ce qu'elle avait comme moyens pour sécuriser la zone. L'État n'a pas fait son travail. Je le dis très clairement. Mais moi je ne veux pas polémiquer.

 

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De fait, il n'y avait pas assez de policiers disponibles pour le feu d'artifice du 14 juillet, à Nice. Le 7 juillet, lors d'une réunion à la préfecture, il a été décidé "après un tour de table" entre les participants, hauts fonctionnaires, représentants de la mairie, de la région, etc. d'abandonner le dispositif envisagé pour de simples "contrôles aléatoires", avance Le Canard Enchaîné

Christian Estrosi assure ainsi qu'il n'y avait pas les 64 agents promis par l'État. Faux rétorque Bernard Cazeneuve dans Le Monde, ce mercredi. "Nous avons reconstitué la liste de tous les policiers nationaux qui étaient sur le terrain à partir des mains courantes attestant de leur engagement. Ils étaient 85 à 19 heures, 89 à 20 heures, 92 à 21 heures et 64 entre 22 heures et 23 heures Je tiens ce tableau récapitulatif des présences à la disposition de la justice", dit-il. 

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