Attentat de Nice : le PS et le FN raillent le "culot" de Nicolas Sarkozy

Publié à 22h23, le 17 juillet 2016 , Modifié à 22h45, le 17 juillet 2016

Attentat de Nice : le PS et le FN raillent le "culot" de Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy et des captures d'écran Twitter © Capture d'écran TF1 et Twitter
Image Etienne Girard

Etienne Girard

Il y aurait pu y avoir union nationale, il y a finalement un affrontement partisan terrible. Trois jours après l'attentat de Nice, Les Républicains (LR), le Parti socialiste (PS) et le Front national (FN) se renvoient la responsabilité de la tuerie ainsi que des accusations d'indignité ou d'indécence.

Avec la prestation de Nicolas Sarkozy, ce dimanche 17 juillet, sur TF1, la machine à petites phrases accusatrices pourrait bientôt saturer. Sur la première chaîne, le président de la République a livré un réquisitoire brutal contre l'action de François Hollande contre le terrorisme. Tout en affirmant ne pas souhaiter "polémiquer". Sur Twitter, ses adversaires le font pour lui.

Le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, a été le premier membre du gouvernement à répliquer. Sur le réseau social, le ministre moque le "culot" de Nicolas Sarkozy :

 

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Regarder le JT de TF1 et se dire que le culot finit par remplacer ce qui fut une forme de talent.

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La ministre du Logement Emmanuelle Cosse poursuit dans la même veine en éreintant les "mensonges" et "l'indécence" du président de LR :

 

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L'indécence, les mensonges et les recettes toutes faites. Indignité totale de Nicolas Sarkozy. Gardons notre raison et unité.

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D'autres élus socialistes se font plus précis dans leur critiques. Le député Sébastien Pietrasanta estime ainsi que les propositions formulées par Nicolas Sarkozy (créations de centre de déradicalisation, répression des fichés S radicalisés) n'auraient pas permis d'éviter l'attentat de Nice :

 

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L'interview de #Sarkozy sur le terrorisme: démagogique, creuse, inefficace. Aucune mesure annoncée aurait évité (sic) l'attentat de Nice.

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Ce qui paraît cohérent puisqu'à ce stade de l'enquête, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel apparaît comme un radicalisé de fraîche date, pas fiché S.

Le député Erwann Binet rappelle lui que sous le quinquennat Sarkozy, 13.000 postes de policiers et de gendarmes ont été supprimés :

 

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Sarkozy donne des leçons avec la même fermeté qu'il avait quand il supprimait 13 000 portes de policiers et gendarmes.

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Ce constat, au sujet duquel Nicolas Sarkozy n'a pas réellement répondu, est repris par les députés européens FN Nicolas Bay et Florian Philippot. Ce dernier estime notamment que Nicolas Sarkozy a "donné du carburant" à l'islamisme radical :

 

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Supprimant la double peine, 12500 forces de l'ordre, aggravant l'immigration, Sarkozy a donné à l'islamisme du carburant comme jamais !

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