Au Sénat, François Patriat peine à rameuter socialistes et centristes dans le groupe LREM

Publié à 07h59, le 26 septembre 2017 , Modifié à 08h01, le 26 septembre 2017

Au Sénat, François Patriat peine à rameuter socialistes et centristes dans le groupe LREM
François Patriat. © AFP

A l’origine, dans l’euphorie post-législatives, La République en marche, dans le sillage de l’ex-socialiste François Patriat, escomptait obtenir plus d’une cinquantaine de sénateurs aux sénatoriales du 24 septembre. Puis les ambitions se sont faites plus mesurées jusqu’à l’échec de dimanche, quand le groupe LREM a subi un revers, passant de 29 sièges avant le scrutin à 28 après.

Depuis, avant que les groupes parlementaires ne soient définitivement constitués, François Patriat, qui a fondé le groupe macroniste à la chambre haute, tente de recruter parmi les socialistes et les centristes. Mais son groupe n’a pas le vent en poupe et a une petite image de loser au Palais du Luxembourg. Ainsi, cet ancien socialiste peine à rameuter des socialistes et des centristes au sein du groupe LREM, comme il le confie au Figaro de ce mardi 26 septembre :

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J'étudie les listes, je recense partout, mais je ne vois pas trop quelles sont nos marges de manœuvre. Les centristes et les socialistes considèrent désormais qu'ils sont dans des groupes ascendants.

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Et pour cause. Car les socialistes ont limité les dégâts après plusieurs déroutes électorales, maintenant un groupe de plus de 70 sénateurs. Ils se sentent pousser des ailes pour s’afficher comme le "premier groupe d’opposition de gauche". Mis à part le très macroniste président du groupe sortant Didier Guillaume, la tendance n’est pas à un rapprochement des socialistes avec le groupe parlementaire d’Emmanuel Macron. Ce que révèle la lutte à venir pour la présidence du groupe.

Côté centriste, la future réunification des radicaux valoisiens et des radicaux de gauche parallèlement à l’hypothèse de la création d’un parti "constructif" Macron-compatible avec des LR et des UDI ne facilite pas la tâche de François Patriat, dont le groupe n’est pas aussi attractif avec moins de 30 élus.

François Patriat, macroniste de la première heure et qui œuvre depuis les débuts à l’enracinement du macronisme au Sénat, semble inquiet. Il avait pourtant tenu à minimiser les résultats des sénatoriales en estimant que c’était un "épiphénomène de la vie politique". Un épiphénomène qui semble bien l'embêter. 

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