Aurélie Filippetti craint une primaire de la gauche "à l’albanaise"

Publié à 11h37, le 10 avril 2016 , Modifié à 11h37, le 10 avril 2016

Aurélie Filippetti craint une primaire de la gauche "à l’albanaise"
La députée PS devenue frondeuse Aurélie Filippetti. © LIONEL BONAVENTURE / AFP

La primaire de la gauche est en route. Ou presque. Si le PS a acté le principe et que EELV a dit regardé la démarche "avec intérêt", les conditions posées par les uns et les autres rendent la primaire de la gauche hypothétique.
Car les socialistes doivent désormais décider comment le parti choisira son (ou ses) candidat(s) à cette éventuelle primaire de l’ensemble de la gauche alors que le Parti communiste a d’ores et déjà dit son opposition à un soutien à François Hollande et que Jean-Luc Mélenchon a décidé d’y aller seul. Le PS pourrait donc faire une primaire à la primaire.

Mais les frondeurs ne sont pas dupes et leur hostilité à François Hollande leur fait craindre une entourloupe. Ainsi Aurélie Filippetti, qui considère que "le gouvernement n'est plus de gauche", dénonce-t-elle, ce dimanche 10 avril dans les colonnes du Parisien le risque "d’une primaire à l’albanaise" organisée uniquement pour relégitimer François Hollande. Elle dit :

"

Ils rêvent d’une primaire à l’albanaise : un seul candidat, François Hollande, et aucune tête qui dépasse.

"

Or les prétendants à une primaire au sein du PS sont déjà légion. Si Marie-Noëlle Lienemann est d’ores et déjà candidate, Benoît Hamon aussi se tient prêt, tout comme Arnaud Montebourg.

Samedi, le Parti socialiste a approuvé et Europe-Ecologie Les Verts acté avec prudence le principe de leur participation à une primaire de la gauche et des écologistes, tout en renvoyant au mois de juin leur décision finale sur un processus qui semble avoir peu de chances d'aboutir. "Le Parti socialiste réaffirme sa volonté de voir la primaire de toute la gauche aboutir", peut-on lire dans un texte voté à l'unanimité du Conseil national du PS, le parlement du parti.

Le PS a en revanche renvoyé au mois de juin sa décision quant au fait de participer avec un ou plusieurs candidats. Le Premier secrétaire du PS et des proches du président de la République comme Bruno le Roux ou François Rebsamen se sont dits favorables à la candidature unique de François Hollande.

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