Aurélie Filippetti ironise sur les frondeurs qui auraient "tué la gauche à 35"

Publié à 07h15, le 30 octobre 2017 , Modifié à 07h15, le 30 octobre 2017

Aurélie Filippetti ironise sur les frondeurs qui auraient "tué la gauche à 35"
"Regardez, c'est nous qui avons tué la gauche !" © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Au PS, l’heure est encore au bilan. Certes, François Hollande n’a pas mis longtemps à reprendre du service, devenant quasiment le premier opposant politique socialiste d’Emmanuel Macron. Mais d’autres acteurs du quinquennat se renvoient la balle de l’échec. Première moitié vs. seconde moitié. Accusée par Bernard Cazeneuve d’être responsable, avec ses collègues frondeurs, de l’échec du quinquennat, Aurélie Filippetti ironise, ce lundi 30 octobre dans Libération :

 

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Ça, c’est juste une blague ! Ça s’appelle tuer le porteur de mauvaises nouvelles ! On était 35 ! À 35, on aurait tué la gauche ? On est vraiment très forts.

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L’ex-députée PS de Moselle ne prend donc pas au sérieux les reproches faits aux frondeurs d’avoir paralysé l’action de François Hollande jusqu’à l’empêcher de se représenter. Pour l’ancienne ministre de la Culture, tout juste exclue du PS, il faut plutôt regarder du côté de l’action même du gouvernement : "Au fond, nous, tout ce qu’on a dit pendant cinq ans c’est : il y a des problèmes, les gens se sentent trahis, les classes populaires ne se sentent pas considérées. Nous n’avons pas été entendus."

De son côté, Bernard Cazeneuve, pourtant retiré de la vie politique après son court passage à Matignon, a entamé une tournée médiatique pour la promo de son bouquin Chaque jour compte (Stock). L’ex-Premier ministre, redevenu avocat, s’en prend à la politique de "droite" d’Emmanuel Macron, à Jean-Luc Mélenchon, mais aussi aux "divisions socialistes" qui ont conduit au renoncement de François Hollande. "Cela peut être un objectif politique de disparaître", avait-il sévèrement jugé à l’endroit des frondeurs, en mai dernier.

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