Bachar al-Assad trouverait "très bien" que François Fillon mette en place sa politique étrangère

Publié à 08h31, le 09 janvier 2017 , Modifié à 09h43, le 09 janvier 2017

Bachar al-Assad trouverait "très bien" que François Fillon mette en place sa politique étrangère
François Fillon et Bachar al-Assad en février 2010, avant le début de la guerre en Syrie © LOUAI BESHARA / AFP

Le programme de François Fillon est largement critiqué, en France, et notamment par la gauche. Mais pas que. En revanche, il en est un qui apprécie fortement le projet porté par le candidat de Les Républicains : Bachar al-Asad.

Interrogé dimanche 8 ajnvier par FranceInfo: en marge de la visite, à Damas, de trois députés français, le président / dictateur syrien a parlé de l'ex-Premier ministre français. Et en bien. "François Fillon veut rétablir le dialogue avec la Syrie. Son élection pourrait changer la position de la France envers la Syrie ?", est-il demandé à Bachar al-Assad. Ce dernier approuve. Il dit :

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Son discours sur les terroristes, sa priorité de combattre les terroristes et de ne pas s'immiscer dans les affaires des autres pays sont les bienvenus. Mais nous devons être prudents car ce que nous avons appris dans cette région ces dernières années, c'est que beaucoup de responsables disent des choses et font le contraire. Je ne veux pas dire que monsieur Fillon ferait ça, j'espère que non, mais nous devons attendre et voir car nous n'avons pas de contact. Mais ce qu'il dit jusqu'à présent, s'il le fait, ce serait très bien.

 

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Accusé d'être l'ami de Vladimir Poutine et de soutenir Bachar al-Assad, François Fillon se veut le chantre de la realpolitik. En décembre dernier, alors que les forces syriennes, aidées par l'armée russe, reprenait la ville d'Alep - au prix, selon toute vraisemblance, de nombreuses exactions à l'égard des populations civiles – le candidat à la présidentielle avait parlé de "crimes"… mais pas "de guerre" ou "contre l'humanité".

"L'indignation est nécessaire, mais elle n'a jamais sauvé une vie humaine", avait-il dit avant de répéter sa position : discuter avec Bachar al-Assad et Vladimir Poutine pour sortir de ce conflit. "Si on veut maintenant arrêter le massacre, il n'y a que deux solutions : une intervention militaire que seuls les Américains peuvent conduire [ou] une initiative puissante, européenne, diplomatique, pour mettre autour de la table toutes les personnes qui peuvent arrêter ce conflit, sans exclusive. Et donc y compris ceux qui commettent des crimes aujourd'hui", avait-il déclaré.

 

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