Benjamin Griveaux se défend de tout sexisme vis-à-vis de la secrétaire d'État Delphine Gény-Stephann car il a traité Bruno Le Maire de la même manière

Publié à 12h03, le 03 décembre 2017 , Modifié à 14h41, le 03 décembre 2017

Benjamin Griveaux se défend de tout sexisme vis-à-vis de la secrétaire d'État Delphine Gény-Stephann car il a traité Bruno Le Maire de la même manière
Benjamin Griveaux © Capture d'écran CNews

Son comportement, avec celui de Bruno Le Maire, avait beaucoup choqué. Samedi 25 novembre, Benjamin Griveaux avait laissé son poste de secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie à Delphine Gény-Stephann. Sauf que, comme Bruno Le Maire, le néo-porte-parole du gouvernement n'avait jamais prononcé jamais le nom complet de sa successeuse, se contentant d'un "Delphine", certes joli mais un chouïa condescendant.

Invité du Grand Rendez-Vous Europe 1 / CNews / Les Échos ce dimanche 3 décembre, Benjamin Griveaux explique ce comportement. Surtout, le porte-parole du gouvernement se défend de tout sexisme :

Ecoutez le discours en entier : j'accueille donc Bruno Le Maire en lui disant 'cher Bruno' et Delphine Gény-Stephann en lui disant 'chère Delphine'. J'ai donc traité de la même manière Bruno Le Maire et Delphine Gény-Stephann.

 

Pas de sexisme, donc, puisque un homme et une femme ont été logé à la même enseigne.

Et Benjamin Griveaux d'ajouter qu'il a "porté à Bercy et au ministère, dans les différentes missions qui [lui] ont été confiées ces six derniers mois, l'égalité entre les femmes et les hommes dans l'ensemble des politiques".  "Je fais partie d'une génération à qui on n'a pas besoin de rappeler que c'est important. Je suis né avec l'idée que les femmes et les hommes ont vocation à faire les mêmes métiers, payés de la même manière, dans les mêmes conditions. C'est quelque chose d'assez naturel", a ajouté le porte-parole du gouvernement.

Sur franceinfo le 28 novembre, Marlène Schiappa n'avait pas eu la même lecture des événements. La secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes n'avait pas caché sa gêne devant cette attitude de Bruno Le Maire et Benjamin Griveaux, qu'elle qualifiait sans détour de "sexisme ordinaire". "C'est habituel que d'appeler des femmes politiques par leurs prénoms, que de les décrire par leur physique, que d'avoir une présomption d'incompétence alors qu'on a une présomption de compétence quand on est un homme et qu'on a une cravate... C'est tout ce qui fait une part de sexisme, finalement", avait-elle commenté. 

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